Centrafrique : Touadéra accueille les trois ex-otages de Bambouti
Centrafrique : Réunion entre le président Touadéra et les ex-otages de Bambouti
Le 22 octobre, le président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, a reçu dans son bureau la sous-préfète de Bambouti, Moussa Djia, et deux agents de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), Jaebets Dieu-Béni Endjitonguele et Naomie Topien. Cette rencontre a eu lieu quelques jours après leur libération, survenue le 18 octobre, après onze mois de captivité dans la région du Haut-Mbomou.
Les trois ex-otages avaient été enlevés par des miliciens du groupe Azandé Ani kpi Gbé, un événement qui avait suscité une vive préoccupation au sein des autorités et de la population. Lors de l’audience avec le président Touadéra, Moussa Djia a partagé les épreuves qu’elle et ses compagnons ont endurées pendant leur détention, décrivant des conditions de vie extrêmement difficiles dans la brousse. « Ce que nous avons vécu a été très dur », a-t-elle affirmé, ajoutant qu’elle éprouvait une immense joie de retrouver les institutions de la République.
Au cours de cette réunion, Djia a également exprimé sa gratitude envers les efforts conjugués du gouvernement, de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et de la société civile, qui ont contribué à leur libération. Cette mobilisation générale, selon elle, a été essentielle pour obtenir leur retour en toute sécurité.
En réponse à une question concernant une éventuelle communication de la part de leurs ravisseurs, la sous-préfète a révélé avoir transmis une correspondance au président Touadéra, bien qu’elle n’en connaisse pas le contenu. Ce geste souligne la complexité de la situation sécuritaire dans le pays, où des groupes armés continuent d’opérer dans plusieurs régions.
La rencontre intervient à un moment crucial pour le Haut-Mbomou, où des efforts sont déployés pour stabiliser cette préfecture et rétablir les conditions de sécurité. La libération de Moussa Djia et de ses compagnons apporte un espoir pour les habitants, qui aspirent à un retour à la normale dans cette région marquée par des conflits persistants. Le président Touadéra, pour sa part, a souligné l’importance de continuer à œuvrer pour la paix et la sécurité dans l’ensemble du pays.
Les cas d’enlèvements et d’autres formes de violence continuent de poser des défis majeurs à la réconciliation nationale et au rétablissement de la confiance entre les citoyens et les institutions. La situation reste préoccupante, et la libération des ex-otages n’est qu’un pas parmi d’autres vers la restauration de la paix en Centrafrique.