Former 85 pros pour mieux soutenir les survivantes des VBG
Le ministère de la Femme et de la Petite Enfance a inauguré un atelier de trois jours, du 22 au 24 octobre, dédié au renforcement des capacités des professionnels en charge de la prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre (VBG). Cet événement, qui rassemble 85 participants de divers secteurs, a pour objectif d’optimiser l’accueil, l’écoute, l’orientation et l’accompagnement des femmes et des filles victimes de violences.
Organisé dans le cadre du projet SWEDD+ – un programme soutenant l’autonomisation sociale et économique des femmes et des filles – cet atelier témoigne de l’engagement du gouvernement à améliorer la coordination entre les différents acteurs impliqués et la qualité des services fournis aux survivantes.
Au cours de l’ouverture de l’atelier, Basgué née Toubakere Midir, secrétaire générale adjointe du ministère de la Femme, a mis en lumière les objectifs majeurs de ce programme. La formation vise à fournir aux participants une compréhension approfondie des différentes formes de VBG, ainsi que des causes et conséquences associées. Elle s’efforce également de les familiariser avec les textes législatifs en vigueur liés à ces questions pressantes.
L’accent est mis sur le renforcement des compétences des participants en matière d’identification, de signalement et de prévention des violences basées sur le genre. Parallèlement, l’atelier aspire à promouvoir la mise en œuvre de normes équitables au sein des communautés locales.
Armés d’une plus grande sensibilisation aux problématiques de VBG, les participants, issus notamment des institutions judiciaires, des services de sécurité, des délégations provinciales, des services de santé, ainsi que des structures d’accompagnement psychosocial et d’organisations de la société civile, seront mieux équipés pour répondre aux besoins des survivantes avec humanité, compétence et respect.
Le responsable du suivi-évaluation du projet, représentant le coordonnateur national, a souligné l’importance de cet atelier comme pilier stratégique pour améliorer durablement la qualité des interventions et l’efficacité des mécanismes de prise en charge. « Il ne s’agit pas simplement d’acquérir des connaissances, mais de garantir que ces apprentissages se traduisent par une amélioration tangible des interventions sur le terrain », a-t-il indiqué.
Il a également mis en exergue l’importance de ne pas perdre de vue la dimension humaine dans l’accompagnement des survivantes. « Derrière chaque statistique se trouvent des personnes confrontées à la violence, mais aussi des parcours de résilience, » a-t-il insisté. En poursuivant cette approche, les prestataires pourront mieux accompagner les survivantes dans leurs cheminements individuels vers la guérison.
En somme, cet atelier incarne une approche holistique visant à créer un cadre de prise en charge plus humain et efficace, ancrée dans l’écoute attentive et le respect des droits des survivantes. Le défi réside désormais dans la mise en pratique et la pérennisation de ces nouvelles compétences dans le quotidien des professionnels formés.