Cinq ans après la mort d’Idriss Deby : Mahamat Zene Bada s’exprime enfin et dévoile les enjeux actuels

Titre : Le Récit d’un Moment Historique : La Disparition d’Idriss Deby Itno

Le 21 avril 2021, le Tchad est secoué par l’annonce de la mort du président Idriss Deby Itno, un dirigeant au pouvoir depuis plus de trois décennies. Cette nouvelle surprend un pays en pleine consolidation des résultats d’une élection présidentielle où Deby était candidat.

Le dimanche 19 avril 2021, dans le quartier de N’Djari à N’Djamena, Mahamat Zen Bada, le directeur de campagne du président, retrace ses souvenirs. Le visage empreint de sérénité, il se remémore la conversation téléphonique avec Deby, parti au front pour diriger ses troupes contre le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT). Deby avait exprimé son intention de revenir d’ici deux jours après avoir rétabli la situation.

Le lendemain, la nouvelle tombe comme un coup de tonnerre : Deby est mort au combat. Face à cette situation critique, Mahamat Zen Bada se retrouve au cœur des décisions. Afin d’éviter une crise constitutionnelle, il décide de maintenir l’annonce des résultats de la présidentielle avant de rendre publique la disparition du président.

Dans ce contexte de confusion, le Mouvement patriotique du salut (MPS) se mobilise. Zen Bada, sans révéler la vérité à ses proches collaborateurs, planifie un rassemblement pour célébrer une victoire qui commence déjà à perdre son éclat. En parallèle, la question d’une possible transition militaire se pose, le Sénat dont la Constitution prévoit la présidence intérimaire n’existant pas.

Le soir du 20 avril, une foule se réunit Place de la Nation, espérant apercevoir le président. À défaut, c’est Mahamat Zen Bada qui s’adresse à eux, dissimulant la vérité et rassurant temporairement le public sur la continuité de l’État.

Le lendemain, la mort de Deby est finalement officialisée. En l’absence de structures institutionnelles adéquates, une transition militaire s’impose avec le général Mahamat Idriss Deby Itno, fils du défunt président, à sa tête.

À N’Djamena, l’atmosphère change radicalement avec le déploiement de forces militaires. Malgré les appels de l’opposition pour une transition civile, une position ferme est prise pour préserver la stabilité nationale. Mahamat Zen Bada souligne la gravité de la situation, arguant que seul un cadre militaire pourrait contenir la rébellion naissante.

Les liens de Zen Bada avec Idriss Deby remontent aux années 1970, une amitié forgée dans les défis et batailles communes, rendue encore plus poignante par la brutalité de la disparition du président. Quant aux détails de ce moment historique, Zen Bada reste énigmatique, promettant de les révéler dans un ouvrage futur.

Après des obsèques nationales, Zen Bada choisit la discrétion et s’envole pour la France ostensiblement pour des raisons de santé, mais également pour se recueillir après la perte de son ami de longue date.

Ce témoignage exclusif de Mahamat Zen Bada est attendu avec impatience, promettant de dévoiler des aspects inédits de ces journées décisives qui ont façonné l’avenir du Tchad.

Fin de l’article.