Conflit meurtrier à Hollo : six victimes
Logone Oriental : six personnes tuées dans un conflit à Hollo
Un violent affrontement s’est déroulé dans la soirée du dimanche 31 mai 2026, dans le village de Hollo, situé dans le canton de Komé, département de la Nya, province du Logone Oriental. Ce conflit, dont l’origine reste floue, a causé la mort de six personnes. Il a éclaté entre un éleveur transhumant et un agriculteur.
Initialement suspectée d’être liée à la dévastation des champs, l’origine précise de cette tragédie demeure inconnue, malgré plusieurs enquêtes menées par les autorités locales. Les tensions dans la région sont notoires, souvent attisées par des conflits fonciers et des litiges entre agriculteurs et éleveurs.
Les autorités provinciales, informées de la situation, se sont immédiatement déplacées sur les lieux le lundi 1er juin, afin de faire un constat et tenter d’apaiser les tensions. Le délégué général du gouvernement auprès de la province du Logone Oriental, Toké Dady, a effectué une visite dans la zone touchée par le drame. Il a exprimé ses condoléances aux familles endeuillées et a entrepris une réunion de crise le lendemain, mardi 2 juin.
Cette réunion a rassemblé les populations locales, les chefs de villages et les responsables des ferricks du canton de Komé, désireux de trouver une solution pour éviter de nouveaux affrontements. Toké Dady a exhorté les habitants à rejeter la haine et la violence, privilégiant le vivre-ensemble et la paix communautaire.
Il a également souligné l’importance de lutter contre la propagation de fausses informations qui exacerbent les tensions. Selon le délégué général, des rumeurs infondées sur une possible dévastation de champs ont induit en erreur de nombreuses personnes, y compris l’administration provinciale, qui avait initialement produit un rapport erroné.
En insistant sur la nécessité de rétablir les faits, Toké Dady a précisé : « Il s’agit en réalité d’une altercation entre deux individus qui, malheureusement, a dégénéré en une bagarre ayant entraîné la mort de six personnes, dont des innocents. »
Il a appelé les chefs de villages à agir avec impartialité et à garantir la tranquillité dans leurs localités. En outre, le chef de canton de Komé, Ndolebé Naniasngar Ndolebé Philippe, a été sévèrement réprimandé pour avoir véhiculé de fausses informations concernant un prétendu massacre, impliquant les Forces de défense et de sécurité.
Le délégué général a exigé des preuves de ces accusations, considérées comme très graves. Il a promis que les responsabilités seraient établies pour faire toute la lumière sur cette affaire. Pour apaiser les tensions, une indemnisation civile de 1 200 000 FCFA a été accordée aux familles des deux dernières personnes tuées, en guise de réparation.
La province du Logone Oriental, déjà fragilisée par d’autres incidents similaires, voit dans ces événements un rappel de la nécessité de renforcer le dialogue entre communautés et d’améliorer la gestion des ressources naturelles, pour prévenir ce type de violences à l’avenir.