Sénégal : Sonko refuse la quête de postes ministériels

Sénégal : Ousmane Sonko Clarifie sa Position sur sa Non-participation au Nouveau Gouvernement

Le leader du Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF), Ousmane Sonko, a exprimé sa position concernant sa récente éviction de la primature lors d’une conférence de presse tenue le mardi 2 juin. Cette déclaration intervient après la décision du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, de le retirer de la liste du nouveau gouvernement.

Ousmane Sonko est revenu sur l’entretien qu’il a eu avec le président le 22 mai 2026, au Palais de la République. Selon lui, le chef de l’État a décidé de mettre fin à leur collaboration, une décision motivée par certaines prises de position récentes de Sonko qui auraient indisposé le président. « Le Président de la République m’a exprimé son souhait de mettre fin à notre collaboration, considérant que certaines de mes positions l’incommodaient », a-t-il déclaré.

Le même jour, quelques heures après leur rencontre, Sonko a officiellement été informé de son limogeage. « À 20h35, il m’envoie un message pour m’annoncer la mesure de limogeage. J’ai pris acte », a-t-il expliqué, soulignant la rapidité avec laquelle l’information lui a été communiquée.

Le leader de PASTEF a également critiqué la nomination du nouveau Premier ministre, estimant que le président aurait dû solliciter son parti, majoritaire à l’Assemblée nationale, pour proposer un nouveau chef de gouvernement. Selon Sonko, cette démarche aurait été plus démocratique et respectueuse des usages parlementaires. « Si vous avez un problème avec le Premier ministre, vous demandez au parti majoritaire de désigner un autre Premier ministre », a-t-il affirmé.

Dans sa déclaration, Sonko a notifié qu’il avait informé le chef de l’État de la décision de PASTEF de ne pas participer au nouveau gouvernement. Il estime que l’engagement de son parti va au-delà de la simple participation au pouvoir exécutif. « Nous ne quémandons pas des postes ministériels. Nous avons beaucoup à perdre en entrant dans ce gouvernement avec un président dont nous ne savons plus l’orientation. Si on y entre, c’est par patriotisme », a-t-il précisé.

Avec une majorité de 130 députés sur 165 à l’Assemblée nationale, Sonko a souligné la capacité de son parti à influer sur la stabilité du nouvel exécutif. « Si PASTEF le veut, dans 72 heures ce gouvernement va tomber », a-t-il averti, mettant en exergue le poids politique que détient sa formation au sein du Parlement.

Ousmane Sonko a ainsi clarifié que la non-participation de son parti au gouvernement n’est pas une question de privilèges ministériels, mais plutôt une question de principes et de convictions quant à l’orientation politique du pays sous la direction actuelle du président Bassirou Diomaye Faye.

Cette prise de position vient renforcer l’image d’un parti déterminé à défendre les intérêts du peuple sénégalais, tout en restant fidèle à ses engagements et ses idéaux politiques.