Dernières recommandations : feu vert des acteurs du Code pastoral

Code pastoral : Les acteurs valident les dernières recommandations

Le processus de relecture du projet de code pastoral a franchi une étape cruciale le 19 juin dernier à N’Djamena. Les principaux intervenants du secteur de l’élevage et du pastoralisme se sont réunis sur une période de trois jours pour finaliser et valider les recommandations issues de diverses consultations à travers le Tchad.

Cette rencontre nationale a rassemblé un ensemble varié de participants, incluant des éleveurs, des autorités administratives, des organisations professionnelles, ainsi que des partenaires techniques. L’objectif commun était clair : harmoniser les propositions collectées sur le terrain pour offrir au Tchad un cadre juridique qui répond aux réalités actuelles et aux défis propres au pastoralisme.

Les discussions ont principalement porté sur plusieurs thématiques clés : la gestion des espaces pastoraux, la prévention des conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles, et le renforcement de la cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs. Ces échanges ont permis de confronter une diversité d’expériences et de points de vue, dans le but de développer un document consensuel, prêt à répondre aux préoccupations des différentes parties prenantes.

Le Pr Abderahim Awat Atteib, ministre de l’Élevage et de la Production animale, a souligné l’importance d’un code pastoral robuste pour l’avenir du secteur : « Le futur code doit être un instrument de référence qui sécurise les activités pastorales, prévient les conflits, assure une gestion durable des ressources naturelles, et promeut tant la paix sociale que le développement économique de notre pays. »

À l’issue des travaux, les contributions ont été consolidées et approuvées par l’ensemble des participants. Cela constitue une étape significative dans le chemin vers l’adoption d’un nouveau code pastoral. Celui-ci est crucial pour encadrer durablement les activités pastorales, renforcer la sécurité des acteurs du secteur, et favoriser la paix sociale dans les zones d’élevage.

Les recommandations validées lors de cet atelier serviront de fondement pour finaliser le texte, qui sera ensuite examiné par les autorités compétentes. Le gouvernement tchadien ambitionne ainsi de se doter d’un instrument juridique moderne, capable de soutenir le développement durable du pastoralisme, un pilier essentiel de l’économie nationale.

Ce processus de modernisation juridique ne se limite pas seulement à l’aspect législatif, mais se veut également un levier pour améliorer la qualité de vie des communautés pastorales et agricoles. En réaffirmant l’importance de ces recommandations, le Tchad se positionne pour mieux gérer ses ressources et anticiper les défis futurs liés aux changements climatiques et aux dynamiques socio-économiques qui influent sur le pastoralisme.