Did’s Jah Mtato exprime son regret d’être un reggae man tchadien face aux défis culturels.

Bob Marley : 45 ans après, l’héritage du reggae peu célébré au Tchad

En ce 11 mai 2026, le monde entier commémore le 45ᵉ anniversaire de la disparition de Bob Marley, légende immortelle du reggae, décédé le 11 mai 1981. Si de nombreux pays marquent cette date par des hommages et événements culturels, le Tchad ne prévoit aucune célébration officielle.

Did’s Jah Mtato, chanteur de reggae tchadien, considère cette journée comme une occasion spéciale pour partager l’esprit de cette musique. Il souligne : « Pour nous, les artistes reggae, cette journée incarne cette vibration universelle que nous essayons de transmettre. »

Cependant, le reggae peine encore à s’imposer dans le paysage culturel du Tchad. Selon Mtato, le pays n’est ni prêt à écouter, ni à accepter cette mouvance musicale. La réticence, selon lui, serait due à une habitude de masquer la vérité : « Le Tchadien n’est pas préparé à célébrer une musique qui dit la vérité. »

L’absence de soutien institutionnel est un obstacle majeur au développement du reggae. Malgré l’intention d’organiser un concert en hommage à Marley, Mtato a dû y renoncer faute de soutien, déplorant : « Il n’y a aucun appui pour la musique ici, et encore moins pour une musique engagée comme le reggae. »

Entre désillusion et passion inébranlable, Mtato exprime ses regrets face aux difficultés rencontrées par les musiciens reggae au Tchad. « C’est un grand regret pour moi de dire que je suis un Tchadien qui fait du reggae », confie-t-il avec amertume.

Ainsi, malgré la célébration mondiale de l’héritage de Bob Marley, le reggae reste, au Tchad, une voix étouffée par le manque de reconnaissance et de soutien, illustrant les défis persistants pour les artistes engagés.