Escroquerie à N’Djamena : Un an de prison demandé pour le prévenu

Affaire d’escroquerie à N’Djamena : un an de prison ferme requis contre le prévenu

Le tribunal de grande instance de N’Djamena a récemment traité une affaire d’escroquerie lors d’une audience tenue le 1er septembre 2026. Les autorités judiciaires ont requis à l’encontre du prévenu, actuellement détenu à la maison d’arrêt de Klessoum, une peine d’un an d’emprisonnement ferme, accompagnée d’une amende de 100 000 FCFA au bénéfice du Trésor public.

L’affaire trouve son origine dans un partenariat entre le prévenu et une association locale chargée de la collecte de fonds. Le plaignant reproche à l’accusé de l’avoir escroqué d’un montant supérieur à 300 millions de FCFA. Cependant, l’avocat du prévenu conteste vigoureusement cette assertion, qualifiant cette somme de « imaginaire » et soutenant que le montant véritable des transactions ne serait en réalité que de 70 millions de FCFA.

Au cours de l’audience, l’avocat de la défense a présenté le parcours judiciaire du prévenu, soulignant que le plaignant avait déposé plusieurs plaintes auprès des Renseignements généraux, d’un commissariat de police, ainsi qu’à Korotoro. Il a expliqué que suite à des problèmes de santé, le prévenu, précédemment détenu à Korotoro, avait été transféré à N’Djamena.

La défense a également avancé que son client pourrait lui-même être la victime d’une escroquerie orchestrée par une tierce personne considérée comme « intouchable », et dont le tribunal aurait refusé l’audition. Selon cette version des faits, le plaignant, en conspiration avec ce tiers, aurait cherché à faire porter l’intégralité de la responsabilité sur le prévenu en exagérant artificiellement l’ampleur de la créance.

Après avoir entendu les différents arguments, le tribunal a décidé de mettre sa décision en délibéré. Le jugement sera rendu lors d’une prochaine audience, laissant en suspens le sort du prévenu et des accusations qui pèsent sur lui. Cette affaire souligne les problématiques de la justice dans des affaires d’escroquerie, notamment concernant l’évaluation des montants et la crédibilité des preuves présentées.