Grève de 72h des médecins au CHU Tchad-Chine

Les médecins du Centre hospitalier universitaire de l’Amitié Tchad-Chine (CHU-ATC) ont décidé de prolonger leur mouvement de grève pour une durée de 72 heures. Cette décision intervient après la tenue d’une assemblée générale extraordinaire, à laquelle ont participé plus des deux tiers des membres actifs du Syndicat des médecins du Tchad (SYMET).

Réunis le 22 octobre 2026 dans la salle multimédia des pavillons d’urgence de l’hôpital, les médecins ont pris cette décision pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de la direction de l’établissement hospitalier. Selon le communiqué diffusé par le SYMET, les engagements antérieurement pris par la direction ne répondent pas aux revendications centrales des professionnels de santé.

La reconduction de la grève est prévue du lundi 26 au jeudi 29 octobre. Les médecins du syndicat ont insisté sur le respect du protocole de grève tout en assurant un service minimum, conformément aux principes déontologiques de leur profession. Cela permettra de garantir la sécurité et les soins d’urgence aux patients nécessitant une attention immédiate, malgré le conflit social en cours.

Les revendications des médecins du CHU-ATC englobent, entre autres, des préoccupations salariales et des conditions de travail jugées insatisfaisantes. Plusieurs discussions avaient déjà eu lieu entre la direction et les représentants syndicaux, sans toutefois aboutir à un consensus permettant de lever le mouvement.

Face à cette persistance du mouvement social, le SYMET a exhorté ses membres à demeurer mobilisés et à ne pas céder aux pressions ou tentatives d’intimidation qui pourraient survenir. L’unité et la vigilance sont les maîtres mots de cette phase particulière de leur lutte.

À l’issue de ces 72 heures de grève, une nouvelle évaluation de la situation sera réalisée afin de décider de la suite à donner à cet arrêt de travail. Les médecins envisagent déjà des mesures à mettre en œuvre si les négociations avec la direction du CHU-ATC n’avancent pas d’ici là.

Cette grève prolongée pourrait avoir des répercussions sur le fonctionnement global des services hospitaliers, avec un personnel réduit et des opérations limitées au strict minimum. Toutefois, selon les informations du SYMET, tout est mis en œuvre pour que cette situation ait le moins d’impact possible sur les soins prodigués à la population.

Le Centre hospitalier, un établissement emblématique de la coopération entre le Tchad et la Chine, est au cœur de ce mouvement qui n’est pas sans rappeler d’autres mobilisations syndicales ayant secoué le secteur de la santé dans le pays ces dernières années. Ces mouvements signalent un malaise persistant au sein de cette communauté professionnelle en quête de meilleures conditions de travail et de reconnaissance.

Au-delà du CHU-ATC, cette grève pourrait aussi inspirer d’autres établissements médicaux du pays à examiner leurs propres conditions de travail, dans un domaine où l’amélioration des infrastructures et du cadre professionnel est souvent demandé par les corps médicaux.

En attendant, les autorités sont appelées à réagir de manière constructive et rapide pour éviter une aggravation de la crise et assurer le bon fonctionnement de ce centre hospitalier vital pour la population. Cette mobilisation syndicale des médecins est scrutée de près, non seulement par les concernés, mais aussi par l’ensemble des parties prenantes de la santé publique au Tchad.