Incendie au marché de Bongor : la commune appelle au calme et renforce la sécurité

Un marché réduit en cendres à Bongor : des violences secouent la ville


Des tensions ont éclaté à Bongor, où des individus ont incendié le marché de bois dans la nuit du 23 février, entraînant un appel urgent au calme du maire Ngargam Walana Joseph.

L’escalade de violence a débuté après la découverte tragique, dans la matinée du 23 février, du corps sans vie d’une jeune fille. Le présumé auteur du crime, un homme d’affaires de la région, s’est rendu de lui-même aux forces de sécurité. Cependant, cet acte n’a pas suffi à apaiser la colère des proches de la victime. En réponse, une expédition punitive a été menée contre les propriétés de l’homme accusé, transformant la ville en scène de chaos visible par plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux. Des commerces incendiés et une intensification des tensions ont marqué cette période dramatique. Au cours des troubles, un jeune homme a perdu la vie après avoir été touché par balle.

Si la situation paraissait quelque peu stabilisée au cours de la journée, la quiétude apparente a été brisée la nuit venue, avec l’incendie dévastateur du marché de bois. « Peuple digne, les épreuves qui ont marqué notre ville font partie de la vie des hommes en société », a déclaré le maire Ngargam Walana Joseph dans un discours appelant à la raison et à la solidarité. Il a souligné la réputation de Bongor, connue pour sa paix et la générosité de ses citoyens, comme un héritage précieux à préserver.

Ce regain de violence présente des défis majeurs pour la communauté locale déjà éprouvée. Le maire a insisté sur l’importance de garder le calme, de faire preuve de retenue et de rester vigilant face aux rumeurs susceptibles de compromettre la cohésion sociale. « Ne laissons ni la colère ni les rumeurs fragiliser notre cohésion », a-t-il exhorté avec fermeté.

En dépit de ces événements tragiques, les habitants sont encouragés à collaborer avec les autorités pour rétablir la paix et la sécurité, illustrant ainsi la responsabilité collective nécessaire dans ces moments critiques.