Invasion militaire en Tchad : rappel du représentant tchadien

Incursion militaire de la République Centrafricaine au Tchad : une réaction officielle du gouvernement tchadien

Le 11 octobre 2026, le ministre d’État, Ahmed Kogri, a convoqué le représentant diplomatique de la République Centrafricaine au Tchad pour exprimer une forte protestation de la part du gouvernement tchadien. Cette démarche fait suite à une incursion militaire survenue un jour plus tôt, le 10 octobre, lorsque des troupes de la République Centrafricaine ont pénétré dans la région d’Abenaback, située dans l’enceinte de la province du Tissi.

L’incident a provoqué de nombreuses blessures, touchant à la fois des militaires et des civils, et a suscité des préoccupations croissantes au sein des autorités tchadiennes. Le ministre Kogri a qualifié cet acte de grave et a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une simple série d’incidents isolés. Il a rappelé que depuis 2021, le Tchad avait enregistré plusieurs incursions similaires dans cette zone, déplorant la fréquence de ces actes jugés inacceptables.

Dans le cadre de cette protestation, le ministre a requis des explications précises de la part de Bangui concernant les circonstances entourant cette incursion, tout en insistant sur l’urgence de la situation. La diplomatie tchadienne réaffirme la nécessité de défendre la souveraineté, l’unité territoriale et la sécurité des citoyens du pays. À cet effet, Kogri a demandé que le message de protestation et d’avertissement soit relayé à la hiérarchie de la République Centrafricaine.

Cette affaire met en lumière les tensions persistantes dans cette région d’Afrique centrale, où les conflits armés et les violations de frontières sont fréquents. Les décisions diplomatiques et stratégiques qui en découleront seront observées de près tant par les nations voisines que par les instances internationales.