La dette freine le développement des pays pauvres, avertit l’ONU : un appel urgent au financement
Les Défis Économiques Majeurs Assombrissent l’Avenir des Nations en Développement
Selon un récent rapport des Nations Unies, l’accumulation de la dette et le manque de financements freinent sévèrement le progrès des pays pauvres, accentuant les inégalités et menaçant de balayer les avancées obtenues ces dernières décennies.
Ce document, dévoilé la semaine passée, pointe plusieurs éléments clés. Une dette extérieure jugée insoutenable, une réduction de l’aide internationale, et un monde de plus en plus fragmenté par des blocs commerciaux et géopolitiques compliquent davantage le contexte économique mondial.
La situation est aggravée par des tensions géopolitiques et commerciales, lesquelles appauvrissent globalement les économies en freinant des investissements privés, notamment dans les pays en développement. Le constat est clair : tous les indicateurs économiques sont en baisse.
Particulièrement alarmant, le rapport révèle que 3,4 milliards d’individus vivent dans des pays où les ressources allouées au remboursement de la dette surpassent celles consacrées à la santé ou à l’éducation. Simultanément, l’aide aux pays les plus défavorisés diminue considérablement : une baisse de 6 % a été enregistrée en 2024, avec seulement 214,6 milliards de dollars alloués à l’aide publique au développement. Cette tendance négative pourrait se poursuivre en 2025, allant jusqu’à une réduction de 25 % dans les pays les moins avancés.
En plus de la réduction de l’aide, le rapport signale un déclin de 11 % de l’investissement direct étranger pour la deuxième année consécutive en 2024. Les droits de douane appliqués aux exportations des pays les moins avancés ont brutalement gonflé, passant de 9 % à 28 % en 2025, par rapport à des hausses moins sévères dans d’autres régions.
Cependant, tout n’est pas sombre. Le rapport met en lumière certains signes positifs, comme l’essor des investissements dans les énergies renouvelables, atteignant un montant record de 2 200 milliards de dollars en 2024 — le double des sommes investies dans les énergies fossiles. De plus, le commerce Sud-Sud a quadruplé en l’espace de vingt ans.
Malgré ces quelques progrès, beaucoup reste à faire. Le déficit annuel de financement pour accomplir les Objectifs de développement durable demeure élevé, s’élevant à 4 000 milliards de dollars.
En guise de conclusion, la complexité et la multiplicité des défis exigent une collaboration internationale renouvelée et intensifiée pour éviter que la trajectoire actuelle ne compromette davantage les perspectives de développement des nations les plus démunies.