Le SET du Hadjer-Lamis envisage une grève générale illimitée : l’éducation en péril

Éducation : Menace de Grève Générale des Enseignants au Hadjer-Lamis

Les enseignants de la région du Hadjer-Lamis, au Tchad, menacent de lancer une grève générale et illimitée face à l’inaction du gouvernement concernant leurs revendications.

Le 15 avril 2026, le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) de la région du Hadjer-Lamis a convoqué une session extraordinaire. Cette réunion, élargie aux sections départementales, a été l’occasion pour le syndicat d’exprimer sa frustration devant ce qu’il qualifie d’inaction gouvernementale. Un communiqué a été publié à l’issue de cette rencontre, pointant du doigt le manque de progrès dans les négociations avec les autorités.

Le SET avait initialement suspendu un ordre de grève le 19 mars 2026, dans un geste de bonne volonté, pour permettre au gouvernement de traiter deux revendications essentielles : la signature d’un protocole d’accord prévue pour le 3 avril 2026 au plus tard, et le remboursement intégral des demi-salaires de février, jugés retenus de manière arbitraire. Cependant, près d’un mois plus tard, aucune avancée significative n’a été constatée selon le Bureau exécutif provincial du SET.

Les enseignants se voient toujours privés de leurs droits financiers, puisque le protocole d’accord reste non signé. Exaspérés par cette situation, ils ont fixé au 5 mai 2026 la date limite pour que leurs revendications soient satisfaites. À défaut, ils n’hésiteront pas à déclencher une grève générale illimitée dans toute la province du Hadjer-Lamis.

Ce potentiel mouvement de grève s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre le syndicat et les autorités, tant à l’échelle provinciale que nationale, notamment sur des questions liées aux salaires et aux conditions de travail des enseignants. L’éducation étant un socle fondamental du développement régional, cette impasse pourrait avoir des répercussions importantes sur l’ensemble du système éducatif et sur les élèves de la région.

Ce bras de fer entre le syndicat des enseignants et le gouvernement illustre une crise plus large dans le secteur de l’éducation au Tchad, où les revendications des enseignants peinent souvent à trouver des réponses adéquates.