Le Tchad se hisse à la 93ème place du classement mondial de la liberté de la presse 2026 : vers un paysage médiatique plus ouvert ?

Titre : La Liberté de la Presse en Déclin selon le 25ᵉ Classement Mondial de RSF


Introduction :
La liberté de la presse a atteint un niveau inquiétant en 2026, selon le dernier rapport de Reporters sans frontières (RSF), marqué par une dégradation notable dans de nombreux pays.

Déroulement des faits :
Le classement rendu public par RSF révèle une détérioration de la liberté de l’information dans plus de la moitié des 180 pays étudiés. Cette année encore, la Norvège conserve la première place avec un score exemplaire de 92,72, suivie par l’Estonie et les Pays-Bas. Ces pays continuent de garantir un cadre propice à l’expression indépendante et au pluralisme des médias.

En revanche, des nations comme l’Érythrée, la Corée du Nord, la Chine et l’Iran ferment la marche. Dans ces régimes autoritaires, la répression des journalistes et le contrôle des médias restent monnaie courante.

Le Tchad occupe la 93ᵉ position avec un score de 53,90. Bien qu’une légère amélioration soit constatée par rapport à l’année précédente, le pays se trouve toujours dans une « situation problématique » pour la liberté de la presse. La politique y joue un rôle contraignant, comme en témoigne sa 99ᵉ place dans ce domaine. Les médias souffrent aussi d’une forte précarité économique (71ᵉ place) et opèrent dans un environnement social et sécuritaire instable.

Contexte ou impact :
Ces dernières années, le Tchad a oscillé entre la 96ᵉ place en 2024 et la 108ᵉ en 2025, soulignant une progression fragile. Les défis demeurent nombreux dans le secteur médiatique. Le rapport de RSF mentionne des pressions constantes, une autocensure croissante et un accès restreint à l’information dans diverses régions du pays.

En Afrique subsaharienne, les situations varient considérablement. Le Sénégal, le Ghana et l’Afrique du Sud maintiennent des rangs relativement élevés, tandis que plusieurs pays d’Afrique centrale et du Sahel subissent des limitations sévères, souvent liées à l’instabilité politique et aux conflits.

RSF met en garde contre des facteurs accentuant ces difficultés : l’accroissement des pressions politiques, la fragilité économique des médias indépendants, l’adoption de lois restrictives, la surveillance numérique excessive, ainsi que les menaces physiques persistantes envers les journalistes.

Clôture naturelle :
En réponse à ces constats préoccupants, RSF exhorte le Tchad à renforcer la protection juridique de la liberté de la presse et à s’attaquer à l’impunité des violences envers les professionnels des médias, afin de favoriser un paysage médiatique plus ouvert et pluraliste.