Les marchands de N’Djamena protestent contre la hausse des droits de place

Les commerçants de N’Djamena s’opposent à l’augmentation des droits de place

Les représentants des marchés de N’Djamena s’insurgent contre une majoration des droits de place décidée par la mairie. Lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue le 20 mai 2026 à la Chambre de commerce et d’industrie, ils ont exprimé un désaccord ferme, menaçant de fermer leurs boutiques si aucune révision n’est effectuée.

La nouvelle tarification imposée par la mairie de N’Djamena double les droits de place, passant de 2 500 à 5 000 francs CFA par mètre carré. Cette hausse affecte directement les boutiques standard de 9 m², augmentant significativement les coûts pour les commerçants. Ceux-ci, qui payaient environ 4 500 francs CFA, voient désormais leurs charges mensuelles grimper entre 22 500 et 45 000 francs CFA. Une situation qualifiée d’« insupportable » par leurs représentants.

Les délégués des marchés dénoncent une mesure qu’ils jugent déconnectée des réalités économiques locales. Ils ont souligné les difficultés économiques croissantes, exacerbées par le ralentissement des affaires et les charges familiales importantes. « Nous refusons cette augmentation ; elle ne reflète en rien notre situation », ont-ils exprimé d’une voix commune.

Sous les applaudissements des participants, un délégué a souligné que la hausse pourrait être acceptable si limitée à 20 %, mais que le niveau actuel est inacceptable. En parallèle, Annour Adam, le coordonnateur des délégués, a été évoqué comme ayant transmis une proposition de révision des tarifs à la mairie, qui reste pour l’instant sans réponse.

La situation met en lumière la tension économique à N’Djamena, avec les commerçants appelant les autorités, y compris le Président de la République, à intervenir pour éviter que les marchés de la capitale ne soient paralysés. Une décision finale de rejet du nouvel arrêté municipal sera déposée auprès des autorités, espérant une issue favorable à ce bras de fer financier.