Les enseignants de Koumra demandent justice pour salaires amputés : une crise éducative en vue
Le Syndicat des Enseignants à Koumra Exige le Remboursement des Salaires Supprimés
Les Enseignants du Tchad en Colère Face à l’Amputation de leurs Salaires
Koumra, le 27 avril 2026 – Le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), section du Mandoul Oriental, a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une injustice flagrante envers les enseignants non grévistes. Le secrétaire général du SET, Wormon Benadji, a tenu une conférence de presse à Koumra, demandant le remboursement intégral des salaires amputés.
Des Conditions de Travail Qui Suscitent la Colère
Lors de cette intervention, Wormon Benadji a décrit les récents événements comme « inhumains », mettant en lumière le traitement réservé aux enseignants. Selon lui, la réduction brutale des salaires non seulement démoralise les enseignants, mais met aussi en péril l’avenir éducatif du pays. Il a rappelé que malgré des conditions éprouvantes, de nombreux enseignants continuent de remplir leur mission avec dévouement.
Des Sanctions Jugées Inexcusables
La colère du syndicat est principalement dirigée contre les sanctions infligées aux enseignants qui n’ont pas participé à la grève de février. Plusieurs d’entre eux ont découvert avec stupeur que leurs salaires avaient été intégralement ou partiellement coupés. Selon Benadji, cette mesure est incompréhensible et nuit à l’honneur des enseignants qui se sont conformés à leur devoir.
Une Crise Qui Fragilise le Système Éducatif
Benadji a souligné que le respect des enseignants est crucial pour la réussite de l’éducation nationale. Chaque salaire supprimé affecte directement des familles entières, désorientant les enseignants concernés et déstabilisant par conséquent le cadre éducatif. « La qualité de l’enseignement ne peut être maintenue dans un climat d’incertitude et d’irrespect », a-t-il expliqué.
Un Appel Urgent aux Autorités
À la fin de son allocution, le secrétaire général a fortement exhorté les autorités administratives à rectifier la situation sans plus tarder. Il a insisté sur la nécessité d’un remboursement immédiat et complet des salaires des enseignants touchés, soulignant que le respect mutuel est essentiel au bon fonctionnement de l’éducation.
« Le respect des enseignants n’est pas une faveur, c’est une obligation », a-t-il conclu, appelant à une action rapide pour éviter que cette crise ne s’aggrave davantage.
Ainsi, dans cette situation tendue, les enseignants tchadiens se tiennent fermement sur leurs positions, déterminés à obtenir la reconnaissance et le traitement qu’ils méritent.