Redécouverte de Sarh : les autorités et anciens unissent efforts pour valoriser le patrimoine historique
Les autorités de Sarh ravivent l’histoire de Fort-Archambault lors d’une visite emblématique
À Sarh, le 24 avril 2026, les autorités locales ont orchestré une visite dédiée à replonger les habitants dans le passé riche de leur ville, autrefois connue sous le nom de Fort-Archambault.
Le maire Mahamat Boka Ramadan, en compagnie du général Doungouss Kimto, a parcouru plusieurs sites marquants de la ville pour souligner le lien entre le patrimoine historique et le développement actuel. Parmi les lieux visités figuraient l’ancienne inspection forestière, le monument Bretonnet, ainsi que les ronds-points de la SNE et de l’aéroport de Sarh. Un site identifié comme le centre géographique de l’Afrique faisait également partie de cette tournée. Ces espaces témoignent de la transformation profonde de la ville depuis l’époque coloniale.
L’architecte Boriata Roger, ancien de Fort-Archambault, a pris soin de rappeler que Sarh recèle un passé riche et significatif. Localisée entre les fleuves Chari et Barh-Kôh, la ville portait autrefois le nom de Kokaga, signifiant « forêt dense ». En 1899, elle fut rebaptisée Fort-Archambault sous la colonisation française, avant de devenir Sarh en 1972 dans le cadre d’une politique de valorisation culturelle.
Le rôle crucial de Sarh dans l’histoire du Tchad a été souligné par l’architecte, mentionnant que la ville a été le berceau de nombreuses personnalités éminentes et un des premiers centres d’éducation moderne avec l’instauration de l’école française en 1913. La ville a également joué un rôle actif lors des premières mobilisations pour l’indépendance nationale.
En complément, le général Doungouss Kimto a informé que des sites actuels recouvrent d’anciens lieux historiques. Il a notamment souligné que l’ancienne inspection forestière aurait accueilli les premières écoles et que certaines zones désormais administratives ou militaires servaient autrefois de points stratégiques pour le commerce.
Le maire Mahamat Boka Ramadan a insisté sur l’importance de cette initiative pour relier passé et présent. Il a souligné que « connaître l’histoire de sa ville est essentiel pour mieux la développer, » appelant les jeunes à préserver le patrimoine et à valoriser leur héritage culturel.
Ainsi, cette visite s’inscrit dans une démarche de sensibilisation des habitants à l’importance de leur histoire, renforçant la connexion avec leur identité urbaine et culturelle.