Les enseignants volontaires demandent leur intégration publique

Le Collectif des enseignants volontaires exige leur intégration à la Fonction publique

N’Djamena, 4 juin 2026 — À l’école Chagoua FDAR de N’Djamena, le Collectif des enseignants volontaires d’appui à l’Éducation nationale a tenu un point de presse ce jeudi pour interpeller à nouveau les autorités au sujet de leur intégration à la Fonction publique. Ce groupe, composé de jeunes diplômés sans emploi issus des grandes écoles universitaires et professionnelles du pays, milite activement pour s’impliquer davantage dans le système éducatif tchadien.

Un engagement pour l’éducation

Ces diplômés ont choisi de contribuer bénévolement au secteur éducatif avec l’espoir d’améliorer l’école tchadienne, définie comme prioritaire par le gouvernement. Titéoussou Sakadi Bouloum, coordinateur national du collectif, a exprimé le ras-le-bol des membres face à l’absence de réponse des autorités à leurs demandes. Il a souligné les nombreux départs à la retraite, abandons de postes et décès au sein de la Fonction publique, qui restent non comblés par ces jeunes compétents.

Appel au changement

« Nous rappelons au gouvernement notre cri », a déclaré M. Bouloum, ajoutant que l’administration doit reconnaître la valeur de ces jeunes enseignants. Le coordinateur a insisté sur l’impact négatif de l’exclusion des diplômés du marché de l’emploi, soulignant que cela met en péril l’avenir des jeunes et du pays.

Pour le collectif, leur intégration à la Fonction publique n’est pas seulement souhaitable mais nécessaire pour le développement national. L’exclusion des jeunes des opportunités d’emploi, selon le coordinateur, entrave la croissance économique et sociale du Tchad.

Un appel aux autorités

Les enseignants volontaires ont adressé une demande solennelle aux plus hautes autorités, dont le président de la République Mahamat Idriss Déby Itno et le Premier ministre Allah Maye Halina, afin que leurs préoccupations soient prises en considération et qu’une solution rapide soit trouvée.

Le combat de ces jeunes enseignants met en lumière les défis auxquels le Tchad est confronté en termes d’emploi pour les diplômés et la nécessité d’une réforme des politiques publiques pour inclure cette population active dans la Fonction publique. Leur détermination témoigne d’une volonté de changement et d’amélioration pour un avenir meilleur.