L’Ouganda lance un système novateur pour protéger les droits d’auteur musicaux

L’Ouganda Innove pour Protéger les Droits des Créateurs de Musique

En Ouganda, une nouvelle avancée technologique vise à révolutionner la protection des droits d’auteur dans l’industrie musicale.

Les autorités ougandaises, en collaboration avec des acteurs clés de la musique, ont récemment dévoilé une initiative innovante pour garantir une juste répartition des droits d’auteur. Un dispositif technologique inédit sera bientôt implanté dans divers établissements tels que les bars, les hôtels et les restaurants pour suivre la diffusion des œuvres musicales et assurer une rétribution équitable aux artistes.

Présentée par Eddie Kenzo, président de la Fédération nationale des musiciens d’Ouganda, cette innovation a été détaillée dans une vidéo publiée le 29 avril sur TikTok. L’artiste a expliqué les fonctionnalités de cet outil de suivi – un système d’écoute intelligent capable d’identifier précisément les morceaux joués. Relié à une base de données centrale, ce dispositif peut déterminer quelle musique est diffusée, à quel endroit, et par quelle fréquence.

L’innovation, commercialisée sous le nom de Nyong’e, est entièrement fabriquée en Ouganda. Elle intervient à la suite de l’adoption d’une nouvelle loi sur le droit d’auteur approuvée par le Parlement ougandais en mars dernier. Cette législation renforce significativement la protection des musiciens, interprètes et producteurs en Ouganda, en promouvant une rémunération équitable pour leur travail.

Parmi les mesures phares de cette loi figurent des sanctions sévères contre le piratage et les violations des droits d’auteur. Les contrevenants risquent désormais des amendes pouvant atteindre 50 millions de shillings ougandais, soit environ 13 000 dollars, assorties de peines de prison pouvant aller jusqu’à dix ans. De plus, les établissements diffusant de la musique, y compris les bars, hôtels, restaurants et stations de radio, sont désormais tenus de payer des droits pour l’utilisation publique des œuvres.

Cet effort législatif et technologique souligne l’engagement de l’Ouganda à protéger les créateurs et à favoriser un environnement plus transparent pour l’exploitation des œuvres musicales.