Ma version : « Marius Mouandilmadji : J’étais le bouc émissaire »
Titre : Marius Mouandilmadji : « On a voulu faire de moi le bouc émissaire »
Le capitaine de l’équipe de football des Sao du Tchad, Marius Mouandilmadji, a pris la parole pour défendre son honneur face aux accusations de trahison dont il fait l’objet. Lors d’une entrevue accordée au Réseau des Citoyens le 22 juin 2026, Mouandilmadji a réfuté catégoriquement ces allégations qui, selon lui, visent à masquer les problèmes plus profonds au sein de l’équipe nationale.
L’affaire a éclaté à la suite de tensions entourant un incident qui serait survenu plusieurs mois avant les matchs contre le Burundi. Mouandilmadji a relaté une scène où, frustré par huit mois d’arriérés de salaires, l’entraîneur aurait jeté une banane à un joueur, symbolisant ce qui restait de l’engagement du Tchad dans le football. Ce geste, interprété par certains comme condescendant, aurait contribué à envenimer les tensions entre le personnel et le coach.
Mouandilmadji a exprimé son indignation face à cette controverse, soulignant qu’il avait souvent dû intervenir pour apaiser les relations tendues dans le vestiaire. « Certains noms sont mentionnés, mais d’autres, impliqués dans des comportements problématiques, échappent à toute critique », a-t-il déclaré.
Face à ces accusations, Mouandilmadji affirme sa détermination à protéger sa réputation. « On peut critiquer ma performance sur le terrain, mais pas mon engagement envers le Tchad. Je ne laisserai personne salir mon image de capitaine », a-t-il ajouté. Il a aussi annoncé son intention de porter l’affaire en justice si aucune preuve tangible n’est présentée.
L’origine des accusations remonte à une déclaration du sélectionneur Raoul Savoy, qui a assuré que Mouandilmadji et quatre autres joueurs ne seraient plus sélectionnés tant qu’il serait à la tête de l’équipe. Le capitaine a fermement nié avoir exercé des pressions sur ses coéquipiers pour les dissuader de jouer, demandant des preuves concrètes pour étayer ces accusations.
Mouandilmadji a également profité de cette intervention pour diagnostiquer les problèmes plus larges du football tchadien, insistant sur la responsabilité partagée de l’ensemble des acteurs : « Au lieu de chercher des boucs émissaires, nous devons tous assumer notre part de responsabilité : le président, le coach, le staff, et les joueurs », a-t-il déclaré.
Concluant son entrevue, Marius Mouandilmadji a lancé un appel à la transparence et à la coopération pour rebâtir l’équipe nationale sur des bases solides. « Il est temps de cesser ces interventions publiques sans preuves. Pour progresser, nous devons cesser de démolir les individus. Moi, je resterai debout face à l’adversité », a-t-il conclu.
Ces paroles résonnent comme un appel au calme et à une introspection collective pour relever les défis du football tchadien, tout en soulignant l’importance d’une gestion plus professionnelle et respectueuse au sein de l’équipe nationale.