Mali : Magistrats unis sur les nouvelles règles de la fonction
Mali : Harmonisation du statut des magistrats au sein de la fonction publique
Le Conseil des ministres du Mali, présidé par le Général Assimi Goïta, s’est réuni le vendredi 11 septembre 2026 à Koulouba. Lors de cette session, un projet de loi essentiel a été adopté, marquant une étape significative dans la réforme de la fonction publique, en particulier en ce qui concerne le statut des magistrats.
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a proposé une ordonnance visant à modifier le statut de la magistrature. Cette initiative fait suite à l’adoption, le 2 mars 2026, d’une ordonnance portant statut général des fonctionnaires. Cette réforme s’inscrit dans le cadre du Pacte de stabilité sociale et de croissance, qui vise à stabiliser et moderniser le secteur public malien.
Le nouveau texte introduit des dispositions allant dans le sens d’une harmonisation des droits et obligations des magistrats avec ceux des autres fonctionnaires. Parmi les améliorations notables, le projet prévoit le versement de la rémunération durant le service militaire obligatoire et une indemnité de départ à la retraite, mesures qui étaient antérieurement réservées aux autres agents publics.
Outre cette réforme marquante, le Conseil des ministres a également examiné plusieurs sujets d’importance abordant des enjeux diplomatiques et culturels. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a présenté un bilan concernant la participation du Mali à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, programmée du 22 au 28 septembre à New York. Le pays aura l’occasion d’affirmer ses positions sur des thèmes majeurs tels que la lutte contre le terrorisme, la promotion de la paix et la gouvernance.
Il a également évoqué la participation récente du Mali à la réunion commémorative du 65e anniversaire de la première conférence des Non-Alignés à Belgrade, soulignant l’engagement ferme du pays envers les principes de souveraineté et de non-ingérence. Ce rappel historique témoigne de l’attachement du Mali à étendre ses relations internationales en accord avec ses valeurs fondamentales.
Sur le plan économique, la participation du Mali au 20e Forum africain des systèmes alimentaires à Kigali, au Rwanda, a permis d’exposer les priorités nationales en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, un enjeu crucial pour le pays dévasté par les crises sécuritaire et économique.
En parallèle, le Conseil a mis l’accent sur plusieurs dossiers culturels et scientifiques. Il a discuté des préparatifs pour la 26e édition du Forum de Bamako, prévue en novembre 2026, axée sur la refondation du système éducatif. Cette initiative vise à réformer les structures éducatives du pays pour répondre aux besoins contemporains et futurs des étudiants maliens.
Dans le domaine culturel, le lancement d’une tournée des lauréats de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, prévue entre septembre et novembre, a été acté. Cette tournée sera accompagnée de la première édition du Marché national de l’art contemporain, qui se déroulera du 26 novembre au 5 décembre, en marge de la Biennale africaine de la photographie.
Les questions de santé ont également été abordées, avec un point sur la situation épidémiologique. Les ministres ont noté une baisse des cas de dengue par rapport à la semaine précédente, tout en insistant sur la nécessité de rester vigilant et de respecter les mesures préventives pour éviter toute résurgence de la maladie.
Ce Conseil des ministres, en cohérence avec les réformes entamées par le gouvernement, marque une volonté forte d’améliorer la gouvernance et le fonctionnement des institutions publiques au Mali, en intégrant les magistrats dans un nouveau cadre de droits et devoirs. Les prochaines semaines s’annoncent chargées pour le pays, entre engagements internationaux et réformes internes destinées à favoriser un climat de stabilité et de progrès.