Moundou : bilan à mi-parcours du district sanitaire centre

Le district sanitaire de Moundou centre a organisé un comité directeur les 26 et 27 août 2026 afin d’évaluer les activités sanitaires réalisées au cours du premier semestre de l’année. Sous la présidence d’Ahmed Oumarou Djibrilla, préfet du département de Lac-Wey, la réunion a rassemblé de nombreux responsables de la santé et diverses parties prenantes. Ce rassemblement s’est concentré sur le thème des « Défis liés à la vaccination systématique, à la surveillance épidémiologique et à la qualité du rapportage des données sanitaires ».

Le médecin-chef du district, Dr Djimadoum Dionadji, a souligné que l’événement offrait un cadre propice aux échanges et aux discussions entre tous les acteurs concernés par la mise en œuvre et le suivi des initiatives de santé. Selon lui, le thème choisi reflète la nécessité de renforcer trois axes essentiels du système de santé : la vaccination, la surveillance épidémiologique et le rapportage qualitatif des données. La vaccination systématique demeure une priorité pour prévenir les maladies évitables et réduire la morbidité et la mortalité, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans.

Malgré les efforts considérables déployés, certaines zones continuent de rencontrer des difficultés notables. On relève notamment une couverture vaccinale insuffisante, l’existence d’enfants « zéro dose » ou partiellement immunisés, des obstacles à l’accès aux services de santé, des ruptures occasionnelles de vaccins et une mobilisation communautaire parfois inadéquate. Face à ces constats, Dr Dionadji appelle à un renforcement de la microplanification, à une recherche proactive des enfants non vaccinés et à une amélioration des activités de vaccination de routine. Il insiste sur le fait qu’aucun enfant ne devrait être privé de vaccination à cause de son lieu de résidence ou de barrières sociales.

La surveillance épidémiologique a constitué un autre point crucial des discussions. Ce volet vise à permettre une détection rapide des incidents relatifs à la santé publique, ainsi qu’une notification, une enquête et une réponse adaptées. Ahmed Oumarou Djibrilla, lors de son intervention, a rappelé l’importance du rôle des autorités et des professionnels de santé dans l’évaluation de l’application du plan d’action opérationnel. « Il est de notre devoir, autorités locales, d’apprécier avec vous le bilan de la mise en œuvre des activités contenues dans le plan d’action opérationnel », a-t-il indiqué.

Le préfet a tenu à saluer les efforts fournis par les professionnels de santé, les encourageant à examiner attentivement les résultats obtenus dans chaque zone de responsabilité. Il a également souligné l’importance de prendre en compte les spécificités et les besoins propres à chaque zone d’intervention, afin d’adapter au mieux les stratégies de santé locales.

En somme, cette rencontre a permis aux participants d’analyser les progrès accomplis, d’identifier les défis persistants et d’ajuster les approches stratégiques pour améliorer les services de santé offerts au sein du district sanitaire de Moundou centre. L’accent a été mis sur la nécessité d’une collaboration renforcée entre les différents acteurs pour surmonter les obstacles et veiller à ce que tout individu, en particulier les plus vulnérables, puisse bénéficier d’un accès équitable aux soins de santé.