Koumra : Formation des enseignants aux meilleures pratiques en classe
Formation pédagogique à Koumra : les enseignants du Mandoul à l’honneur
À l’aube de la rentrée scolaire 2026-2027, l’éducation dans la région du Mandoul au Tchad prend un tournant prometteur. En collaboration avec l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (IFADEM), un programme de renforcement des compétences des enseignants est actuellement en cours, visant à doter ces derniers des outils nécessaires pour améliorer la qualité de l’enseignement.
Du 16 au 18 septembre, l’École normale des instituteurs bilingues de Koumra a accueilli la deuxième cohorte des maîtres communautaires de niveau 2, ainsi que les instituteurs impliqués dans la composante 2 du programme IFADEM. Ce regroupement a pour objectif de fournir aux enseignants des méthodes innovantes et des pratiques pédagogiques efficaces qu’ils pourront appliquer au quotidien dans leurs classes.
Samdougou Bactara, cheffe de mission de l’IFADEM, explique que ce programme, instauré en 2017 avec l’appui de la Coopération suisse, se concentre sur la formation initiale à distance et le renforcement continu des capacités des enseignants. Ce projet ambitieux s’efforce de répondre aux besoins éducatifs spécifiques du Mandoul et s’aligne avec les efforts du gouvernement tchadien pour former un total de 9200 maîtres communautaires à travers le pays.
Pour garantir le succès de ce programme dans le Mandoul, l’IFADEM collabore étroitement avec l’Inspection départementale de l’Éducation nationale du Mandoul Oriental. Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, l’Inspecteur départemental de l’Éducation nationale et de la Promotion civique du Mandoul Oriental, Abakar Saria, a exprimé sa gratitude envers les efforts continus de l’IFADEM pour la formation et l’accompagnement des enseignants de la région.
Il a souligné l’importance cruciale de cet atelier, qui vise à renforcer les capacités des enseignants dans le processus d’enseignement et d’apprentissage, afin d’améliorer les résultats scolaires des élèves grâce à l’application de bonnes pratiques de classe. Cette initiative s’inscrit dans une série de réformes pédagogiques qui incluent la validation des référentiels pour une meilleure formation des instituteurs à l’échelle nationale.
Pendant les trois jours de formation, les participants venus des départements de Taralnas, Goundi et du Mandoul Oriental ont eu l’occasion de partager leurs expériences et de consolider leurs pratiques professionnelles. Les séances de travail ont porté sur divers sujets tels que le dispositif de tutorat, la structure des livres IFADEM et les méthodes pour leur exploitation dans le contexte scolaire.
La formation offerte par l’IFADEM ne se limite pas à un simple transfert de connaissances théoriques. Elle aspire à créer un environnement d’apprentissage interactif, basé sur l’échange et la co-construction des savoirs entre enseignants. Un focus particulier est mis sur l’accompagnement personnalisé par un système de tutorat qui vise à suivre l’évolution des enseignants dans l’application des nouvelles méthodes d’enseignement.
Ce programme reflète une tendance plus large en Afrique subsaharienne, où les initiatives de formation à distance gagnent en popularité, soutenant les enseignants en zones rurales qui sinon auraient un accès limité aux formations traditionnelles. L’impact de ces formations sur la qualité de l’éducation est significatif et contribue directement à l’amélioration des performances scolaires des élèves.
Le renforcement des capacités des enseignants, notamment ceux des zones reculées comme le Mandoul, reste une priorité pour le développement éducatif au Tchad. Grâce à des initiatives telles que l’IFADEM, des progrès notables sont réalisés pour assurer une éducation de qualité et accessible à tous, pavant ainsi la voie pour un avenir plus brillant pour les jeunes générations du pays.
En définitive, l’engagement de l’IFADEM à travers de telles initiatives renforce l’importance de l’éducation comme levier de développement durable. Cela rappelle également que le soutien international et la coopération sont cruciaux pour surmonter les défis éducatifs dans des régions souvent marginalisées. Les efforts continus pour améliorer la formation et le soutien aux enseignants apporteront sans nul doute des bénéfices à long terme pour les communautés du Mandoul et au-delà.