Moundou unie contre les stupéfiants
Lutte contre les stupéfiants à Moundou : mobilisation des acteurs communautaires
En ce samedi 22 août 2026, la ville de Moundou, située dans la province du Logone occidental, était le théâtre d’une mobilisation communautaire d’envergure, vouée à la lutte contre les stupéfiants et à la promotion de la paix. Cette initiative a pris la forme d’une séance d’information et de sensibilisation, orchestrée par la CONACCE Chaplains Tchad. L’événement s’inscrit dans le cadre d’une série d’activités préliminaires à une formation destinée aux aumôniers, juges de paix et autres acteurs impliqués dans la prévention des conflits et la lutte contre la drogue.
La rencontre, placée sous la présidence du maire de Moundou, Emmanuel Béassemda, a réuni une diversité de participants, notamment des représentants de l’administration, des autorités religieuses et traditionnelles, ainsi que des membres de la société civile. Cette large mobilisation témoigne de la volonté collective de s’attaquer aux problèmes posés par la consommation et la circulation des stupéfiants dans la région.
Au cours de son intervention, le représentant de la CONACCE Chaplains Tchad, Belelem Betoudji Lavoisier, a évoqué les diverses actions menées la semaine précédente dans la ville de Moundou, comme des activités humanitaires essentielles, à l’instar d’un don de sang à l’hôpital et des actions engagées en faveur des enfants hospitalisés en pédiatrie. Belelem a rappelé les principales missions de l’organisation, qui incluent l’accompagnement moral, spirituel et social des personnes vulnérables. Ces missions s’étendent aux centres pénitentiaires, aux forces de défense et de sécurité, ainsi qu’aux familles et personnes en situation de précarité.
Le maire Emmanuel Béassemda a, pour sa part, attiré l’attention sur les conséquences néfastes de la consommation de stupéfiants, particulièrement chez les jeunes. Il n’a pas omis de mentionner les implications telles que la violence, la délinquance, les conflits familiaux, la déscolarisation, et la marginalisation sociale. Selon lui, affronter ce fléau doit aller au-delà d’une simple réponse sécuritaire et nécessite une mobilisation des secteurs de l’éducation, de la santé, du social et de l’ensemble des communautés. « La réponse doit être collective », a-t-il martelé, soulignant aussi le rôle crucial des aumôniers et des juges de paix dans le désamorçage des tensions et la consolidation de la cohésion sociale.
La formation qui se profile vise à renforcer les compétences de ces acteurs dans les domaines de la prévention des conflits, de la médiation, de la sensibilisation communautaire, une démarche indispensable à la promotion de la paix et à la lutte contre la prolifération des stupéfiants.
Pour conclure, Emmanuel Béassemda a appelé à une implication accrue des responsables religieux, des associations, des éducateurs, des parents et des leaders communautaires dans la sensibilisation des jeunes. Soulignant l’importance du dialogue et de l’écoute, il a affirmé : « Nous devons parler aux jeunes, mais surtout écouter les jeunes ».
La session d’information de Moundou marque ainsi une étape importante dans la préparation de la formation destinée aux aumôniers, juges de paix et autres opérateurs engagés dans cette lutte essentielle pour le bien-être et l’avenir des communautés locales. La poursuite de ce processus semble prometteuse pour renforcer l’engagement communautaire dans la défense et la promotion de la paix sociale et de la santé publique dans la région du Logone occidental.