N’Djamena : Chiens et chats, compagnons délaissés du dépistage
Chiens et chats à N’Djamena : des compagnons prisés, mais souvent négligés sur le plan sanitaire
À N’Djamena, la capitale tchadienne, les chiens et les chats occupent une place significative dans la vie quotidienne de nombreuses familles. Ils sont surtout appréciés pour leur compagnonnage et leur rôle protecteur. Néanmoins, malgré cet attachement, le suivi sanitaire de ces animaux reste très insuffisant, soulevant des interrogations sur la santé des animaux et leurs interactions avec les êtres humains.
Les habitants de N’Djamena considèrent souvent leurs animaux comme des membres de la famille. Les chats se faufilent dans les maisons, tandis que les chiens, eux, sont fréquemment utilisés pour la garde des propriétés. Malgré cette proximité, le suivi vétérinaire est souvent relégué au second plan. Adam Zakaria, enseignant de biologie, témoigne : « Mon chat reste à la maison, il ne sort presque jamais, donc je ne pense pas qu’il soit nécessaire de l’amener chez le vétérinaire. »
Cependant, cette perception peut s’avérer trompeuse. Un animal qui semble en bonne santé peut être porteur de maladies ou de parasites invisibles, susceptibles de se transmettre à l’homme. La problématique est encore plus préoccupante pour les chiens qui errent dans les rue ou frottent contre d’autres animaux, augmentant ainsi le risque de transmission de maladies.
Dans certains quartiers de la ville, il est courant de voir des chiens attachés devant les maisons ou déambuler librement dans les rues. Leurs vaccinations, leurs traitements antiparasitaires et leur suivi vétérinaire sont souvent laissés à l’abandon. Cela représente un véritable danger, notamment pour les enfants qui jouent avec ces animaux. Les propriétaires doivent comprendre que la vaccination et les contrôles de santé ne doivent pas être perçus comme une simple dépense, mais plutôt comme des mesures de prévention essentielles.
Entreprendre des actions de sensibilisation auprès des propriétaires d’animaux sur l’importance du suivi sanitaire pourrait non seulement contribuer à la protection des animaux eux-mêmes, mais également préserver la santé des familles vivant à leurs côtés. Les vétérinaires peuvent jouer un rôle crucial dans cette démarche, en proposant des services accessibles et en éduquant les propriétaires sur les risques liés à une négligence sanitaire.
En résumé, amener son animal chez le vétérinaire pour un contrôle régulier doit devenir une pratique courante à N’Djamena. Cela servirait à garantir la santé des chiens et des chats tout en protégeant leurs propriétaires des éventuels risques sanitaires. L’amélioration de cette situation exige une prise de conscience collective et des actions concertées de la part de tous les acteurs impliqués dans le bien-être animal.