N’Djamena : Lutte Intensifiée Contre l’Occupation Sauvage des Réserves de l’État
Ministres en action pour libérer les espaces publics occupés à N’Djamena
Le mercredi 15 avril 2026, les ministres tchadiens de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement ont pris des mesures concrètes pour libérer les réserves de l’État occupées illégalement à N’Djamena.
Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata, et son homologue de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, ont mené une inspection sur plusieurs terrains publics à N’Djamena, notamment dans les 1er et 3e arrondissements. Cette mission comprenait également des autorités locales telles que la déléguée générale du gouvernement, Amina Kodjiana, des maires, et des responsables municipaux, avec le soutien des forces de défense et de sécurité.
L’objectif principal de cette visite était de constater de visu l’occupation illégale de plusieurs sites considérés comme des réserves de l’État. Parmi les lieux concernés figuraient le site des sinistrés de Farcha Milezi, l’hippodrome de Kabalaye, et la forêt de Sabangali. Ces espaces, bien que jugés vitaux pour la préservation du patrimoine et l’environnement urbain, continuent d’être occupés malgré un préavis de déguerpissement antérieur.
Sur le site de Farcha, Djamal Yaya Moussa, maire du 1er arrondissement, a souligné l’importance de respecter les décisions municipales. Il a rappelé que sa commune avait déjà entrepris des opérations pour libérer ces terrains et a réitéré leur engagement à appliquer les mesures préconisées.
Mahamat Assileck Halata, ministre de l’Aménagement du territoire, a réaffirmé la détermination du gouvernement à protéger ces zones, en insistant sur l’interdiction formelle de toute nouvelle occupation. Il a averti que les forces de sécurité seraient mobilisées pour garantir le respect de cette directive.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de fermeté accrue de la part du gouvernement quant à la récupération des réserves publiques. Malgré les avertissements et les délais impartis, l’occupation illégale perdure, nécessitant une action résolue de la part des autorités. Ainsi, un nouveau délai de 15 jours a été accordé, après lequel des mesures coercitives seront mises en œuvre.
Au-delà de l’aspect répressif, les autorités ont profité de cette action pour sensibiliser la population au respect des espaces publics et au respect des réglementations en vigueur.
Cette opération s’inscrit dans une série d’initiatives visant à rétablir l’ordre et le respect des lois en matière d’occupation foncière, reflétant ainsi la volonté du gouvernement de sauvegarder les ressources urbaines pour le bien collectif.
Ndilnodji Stéphane