N’Djamena : report du procès des faux généraux
N’Djamena : Renvoi du procès des « faux généraux »
Le procès des deux prévenus impliqués dans l’affaire des « faux généraux » a été une nouvelle fois renvoyé ce 29 octobre 2026 au Tribunal de grande instance de N’Djamena. Accusés d’usurpation de titre, d’usage de faux documents et de port illégal de tenue militaire, les prévenus ont une fois de plus contesté les charges qui pèsent contre eux.
Lors de la première audience, tenue le 22 octobre dernier, les deux accusés avaient déjà nié toute implication dans les faits qui leur sont reprochés. Leur défense, continue de s’appuyer sur l’absence de preuves concrètes présentées par le Ministère public.
Au cours de cette dernière audience, la représentante du parquet a proclamé avoir été contactée par l’un des prévenus, qui se serait fait passer pour un général. D’après ses déclarations, l’accusé aurait affirmé cette fausse identité lors d’un échange téléphonique.
Le prévenu, lors de son interrogatoire, a vivement rejeté ces accusations, mettant au défi la magistrate de fournir des éléments de preuve tangibles pour étayer ses affirmations. Cette tension a été palpable dans la salle d’audience, où la représentante du Ministère public a dû demander au prévenu de se taire face à ses contestations.
De plus, les prévenus ont soulevé l’absence de la partie civile à l’audience, arguant que cette dernière n’était pas présente pour soutenir ses accusations.
En raison de ces développements et de l’absence de progrès dans l’instruction, le tribunal a décidé de reporter le procès à une date ultérieure. Les deux accusés demeurent en détention, sous mandat de dépôt, et ont été reconduits à la maison d’arrêt de Klessoum en attendant la suite des événements judiciaires.
Cette affaire soulève des questions essentielles sur la sécurité et l’intégrité des institutions militaires. Les accusations d’usurpation peuvent non seulement avoir des implications juridiques pour les prévenus, mais aussi éroder la confiance du public envers les responsables de l’armée. Le suivi de ce procès sera d’une importance capitale pour comprendre les enjeux sous-jacents de cette affaire judiciaire en cours.