Opération de désarmement : 3 430 armes saisies dans l’Est du Tchad

3 430 armes saisies dans l’Est du Tchad au terme d’une opération de désarmement

Une vaste opération de désarmement menée sur une période de trois mois dans quatre provinces de l’Est du Tchad a permis de saisir un total de 3 430 armes, ainsi qu’une quantité significative de munitions. Ce bilan a été rendu public lors d’une cérémonie au siège du Commandement général de la Force mixte tchado-soudanaise, en date du 17 septembre 2026.

Le préfet du département de Ouara, Dr Abdelwahid Mahamat Daoud, représentant le Délégué général du gouvernement auprès de la province du Ouaddaï, a présidé l’événement. Il a souligné l’importance de cette opération pour renforcer la sécurité des populations locales et remédier à la détention illégale d’armes.

Le général Ousmane Bahr Mahamat Itno, coordonnateur général de la campagne de désarmement, a expliqué que cette initiative visait spécifiquement à éliminer les armes et les munitions en circulation au sein des communautés, lesquelles représentent un enjeu majeur pour la stabilité régionale. Les provinces concernées par cette opération sont le Ouaddaï, le Wadi Fira, le Sila et l’Ennedi-Est, des zones parfois touchées par des conflits intercommunautaires.

La recrudescence de la violence liée à la possession d’armes a alimenté des cycles de conflits dans cette région, rendant d’autant plus nécessaire l’intervention des autorités. L’opération de désarmement s’inscrit dans un effort plus large du gouvernement tchadien visant à restaurer la paix et la sécurité, tout en encourageant un dialogue intercommunautaire constructif.

Alors que le Tchad continue de faire face à des défis sécuritaires, cette campagne de désarmement pourrait avoir des répercussions positives à long terme. Les autorités espèrent également que cette initiative contribuera à la réhabilitation et à la réinsertion des personnes qui avaient précédemment recours à la détention d’armes comme moyen de protection ou de pouvoir.

Ce mouvement vers la désarmement collectif s’accompagne également d’un suivi accru des populations, dans le but de maintenir la sécurité et d’encourager des mesures préventives afin d’éviter la résurgence d’une culture de violence.

L’achèvement de cette opération de désarmement constitue un premier pas vers une meilleure gestion de la sécurité dans l’Est du Tchad. Les autorités locales espèrent qu’une approche concertée, associée à une coopération intercommunautaire, pourra favoriser la paix durable dans cette région complexe et souvent négligée.