Salamat : 60 formés pour prévenir les conflits transfrontaliers

Salamat : Soixante Personnes Formées pour Prévenir et Gérer les Conflits Transfrontaliers

La mairie d’Amtiman, dans la province du Salamat, accueille à partir du 22 juin 2026 une formation cruciale pour la prévention et la gestion des conflits transfrontaliers. Ce programme de six jours rassemble une soixantaine de participants issus des trois départements d’Aboudéïa, Haraze-Mangueigne et Bahr-Azoum.

Le Programme régional pour l’Afrique centrale, en activité en République centrafricaine, au Cameroun, au Tchad et au Darfour (Soudan), s’attache à prévenir et réduire l’impact des conflits locaux, particulièrement dans les régions frontalières où la transhumance est répandue. Ce déplacement saisonnier de bétail à la recherche de pâturages met souvent en tension les communautés locales.

Face à ces défis, le programme propose des solutions structurées pour renforcer la résilience des communautés transfrontalières. Il vise à améliorer la sécurité et à encourager le dialogue et la coopération locale. Depuis plus de dix ans, ce programme est implanté au Darfour, et sous la demande locale, il s’est étendu récemment aux frontières du Tchad et du Cameroun.

Trois grands objectifs sont au cœur de cette initiative : gérer efficacement les conflits agropastoraux grâce à des mécanismes communautaires, réduire les activités illégales autour des zones protégées avec l’aide des gestionnaires de parcs nationaux, et renforcer le dialogue pour une meilleure gouvernance locale transfrontalière. Le programme accorde une attention particulière à l’inclusion des femmes et des jeunes dans ces processus.

Les membres des Groupes de conseil, recrutés dans diverses ethnies et catégories socioprofessionnelles, jouent un rôle essentiel dans la prévention des conflits. Ils sont formés à la résolution des conflits et à l’alerte précoce, contribuant ainsi à la cohésion sociale.

Le facilitateur de Concordis International, Mahamat Nour, souligne l’importance de cette formation dans le renforcement des compétences des participants. En plus de cela, l’établissement d’un mécanisme de communication efficace et l’identification d’infrastructures sociales favorables sont également des priorités du programme. Les séances auront aussi pour but d’établir une liste définitive des membres actifs et de définir un plan d’action concret pour les MGC.

À la fin de la formation, les participants seront mieux préparés pour intervenir dans des situations de conflit, particulièrement celles impliquant des zones protégées. Cette initiative promet de renforcer la coopération transfrontalière pour une coexistence pacifique et durable entre les différentes communautés de la région.