Sonko voit dans la crise sénégalaise une épreuve cruciale pour la démocratie
Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée nationale du Sénégal
Ousmane Sonko a été choisi, mardi 26 mai, comme président de l’Assemblée nationale du Sénégal, avec une large majorité de 132 voix sur 133.
Lors de son discours inaugural, Sonko a souligné l’importance historique de son élection et les défis démocratiques auxquels le pays est confronté. Il a déclaré : « Je mesure pleinement la gravité du moment historique que traverse notre pays. Me voici à la tête de l’institution qui représente directement la souveraineté populaire. Certains voient une crise, d’autres un déchirement ; moi, je vois d’abord une épreuve de vérité pour notre démocratie. »
Le leader nouvellement installé a également abordé des questions cruciales sur la légitimité du pouvoir et le sens de l’action politique : « Il existe une question très importante : au nom de quoi gouverne-t-on ? » a-t-il interrogé.
Sonko a profité de cette occasion pour appeler à dépasser les tensions et les rivalités personnelles qui ont marqué les derniers mois au sommet de l’État. Il a exprimé le souhait de recentrer le débat sur les valeurs et l’éthique politique : « Depuis plusieurs mois, notre pays a dû émerger des divergences au sommet de l’État. Elles ont été décrites comme des rivalités personnelles. Je ne souhaite pas nourrir cette rupture. Ce qui est en jeu dépasse les individus, c’est le rapport entre la morale et la politique. »
Dans un ton solennel, Ousmane Sonko a également mis en garde contre la perte de confiance des citoyens envers les institutions : « La morale politique n’est pas une décoration destinée aux discours de campagne électorale, elle est la condition de survie des nations. Lorsqu’un peuple perd confiance dans la parole publique, il cesse progressivement de croire aux institutions elles-mêmes. »
Cette élection marque un tournant dans la politique sénégalaise et ouvre un nouveau chapitre pour l’Assemblée nationale sous la présidence de Sonko.