Tabaski à N’Djamena : prix des moutons en hausse, acheteurs désorientés par l’inflation
Forte Augmentation des Prix des Moutons à la Veille de la Tabaski à N’Djamena
À la veille de la Tabaski, les habitants de N’Djamena font face à une flambée des prix des moutons, perturbant les préparatifs pour cette fête importante.
Traditionnellement, les moutons se vendaient entre 40 000 et 50 000 francs CFA. Actuellement, les prix varient entre 60 000 et 190 000 francs CFA, selon la taille et la robustesse de l’animal. Cette hausse est observable dans plusieurs arrondissements, notamment les 1er, 5e, 6e, 7e et 9e, où les marchés bordent les principales routes.
Pour de nombreux habitants, cette augmentation complique la situation économique. Idriss, rencontré sur un marché, a quitté les lieux sans achat, déçu par les prix. « Avec 40 000 francs CFA, je n’ai trouvé que des moutons maigres. L’année dernière, pour 50 000 francs CFA, j’obtenais un mouton substantial », regrette-t-il.
Certaines personnes, bien que contrariées, se résignent à payer ces tarifs. Ahmat, du 7e arrondissement, explique : « Nous recevons chaque année des invités et partageons la viande avec les voisins. C’est un devoir, malgré les prix élevés. »
Du côté des vendeurs, ils justifient les hausses par les nombreuses charges liées au transport et à l’alimentation des moutons. Aux abords de la Maison nationale de la femme, un commerçant évoque les impôts routiers et l’accroissement des coûts alimentaires. « Cela échappe à notre contrôle, mais nous devons aussi réaliser un bénéfice », dit-il.
Le mouton le moins cher est maintenant vendu à 60 000 francs CFA, tandis que les plus gros atteignent 190 000 francs CFA. Des réductions peuvent être accordées pour l’achat de plusieurs moutons, mais tous les clients ne peuvent se le permettre.
Dans toute la ville, le constat est unanime : la surprise et la frustration dominent. Pour de nombreux ménages, trouver un mouton à un prix accessible devient un défi, alors que la Tabaski de 2026 semble s’annoncer particulièrement onéreuse pour plusieurs familles de la capitale tchadienne.