Soudan : Washington blame les acteurs extérieurs pour le conflit

Soudan : Washington souligne la responsabilité des acteurs extérieurs dans le conflit

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a récemment exprimé des préoccupations concernant la situation au Soudan, lors d’une interview donnée le 23 septembre 2026 à New York. À cette occasion, il a soutenu que l’impasse actuelle du pays est largement alimentée par l’intervention d’acteurs extérieurs qui soutiennent les différents camps en conflit.

Le Soudan est plongé dans une violence exacerbée entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF). Selon Rubio, cette situation ne pourrait perdurer sans l’appui manifestement extérieur dont bénéficient ces deux factions. Il a déclaré : « Ce qui se passe au Soudan ne se produirait pas sans la participation active d’acteurs extérieurs qui alimentent l’un ou l’autre camp. »

Le secrétaire d’État a également évoqué la frustration croissante face à l’inefficacité des efforts pour stabiliser le pays. Il a indiqué que son équipe travaille en permanence sur la question soudanaise, évoquant les nombreux accords établis puis rapidement bafoués par les parties en conflit. À ce sujet, il a souligné l’absence d’interlocuteurs crédibles parmi les SAF et RSF, rendant la situation encore plus complexe.

Bien que Marco Rubio ait choisi de ne pas désigner directement les pays ou entités étrangères impliquées, il a mentionné que tant que ces puissances continueront à soutenir leurs alliés dans le conflit, aucune avancée réelle ne pourra être réalisée. Il a ainsi appelé à un engagement international plus significatif pour mettre fin aux hostilités et promouvoir une résolution durable du conflit.

La crise humanitaire au Soudan est alarmante. Rubio a qualifié la situation de « catastrophique et horrifiante », ajoutant que l’une des priorités de Washington est de garantir l’ouverture de zones sécurisées pour acheminer l’aide humanitaire. Cela, malgré les promesses non tenues des factions belligérantes concernant l’autorisation d’accès aux zones touchées par la violence.

Les réflexions de Marco Rubio viennent s’ajouter à un contexte déjà tendu et complexe, où les citoyens soudanais continuent de faire face à des défis considérables au quotidien. La nécessité d’une action concertée au niveau international pour stabiliser le Soudan et répondre aux crises humanitaires ne saurait être plus pressante.