Réformes sécuritaires et logistiques au Mali
Mali : le gouvernement adopte de nouvelles réformes pour la sécurité et la logistique
Le Conseil des Ministres du Mali s’est réuni le vendredi 25 septembre 2026 à Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta. Cette session a été marquée par l’adoption de réformes structurantes essentielles pour le pays, touchant principalement les secteurs de la sécurité et de la logistique, ainsi que des bilans sectoriels présentés par l’exécutif.
En premier lieu, le gouvernement a décidé de créer une nouvelle entité : l’Inspection générale des Services de Sécurité et de Protection civile. Cette initiative, portée par le ministère de la Sécurité, a pour but de remédier aux insuffisances identifiées dans les textes initiaux de 2000 et 2001. L’objectif est d’adapter le dispositif sécuritaire aux défis géopolitiques contemporains, renforçant ainsi la capacité du Mali à garantir la sécurité de ses citoyens.
Sur le plan économique, la création de la Société malienne de Transport et de Logistique (SMTL) a également été validée. En réponse aux problèmes persistants d’acheminement des produits stratégiques tels que les hydrocarbures et les intrants agricoles, cette nouvelle structure vise à maîtriser efficacement la chaîne d’approvisionnement et à encadrer le transport national et international. L’établissement de cette société est perçu comme un pas crucial pour améliorer la logistique au sein du pays, facilitant ainsi le mouvement des biens et services.
Les discussions au sein du Conseil des Ministres ont également permis d’évaluer la présence du Mali sur le plan international et régional. Le ministre de l’Éducation nationale a partagé des rapports sur la participation du Mali à plusieurs événements, notamment la Journée de l’excellence scolaire à Ouagadougou et la Journée internationale de l’alphabétisation au Mexique. Ces rencontres visent à promouvoir l’éducation dans la région et à préparer l’institutionnalisation de la Conférence des ministres de l’Éducation de l’Agence de l’Éducation pour l’Afrique Subsaharienne (AES).
Par ailleurs, le secteur minier et énergétique a été mis en avant avec la participation du Mali à la première Semaine de l’énergie, des mines et des hydrocarbures à Ouagadougou. Cette plateforme a permis d’adopter des cadres harmonisés au sein de l’AES, renforçant ainsi les collaborations régionales dans ces secteurs clé. De plus, le Mali a marqué sa présence à la 70e session de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne, affirmant sa volonté de coopérer dans des domaines tels que l’énergie nucléaire civil et la santé.
Sur le plan sanitaire, le gouvernement a discuté des préparatifs liés aux journées mondiales de l’habitat et des villes. La lutte contre la rage, dirigée par le ministère de l’Élevage, a également été abordée, tout comme la situation épidémiologique actuelle. Bien que les cas de dengue aient enregistré un recul récent, les autorités sanitaires ont appelé la population à maintenir une vigilance accrue pour prévenir d’éventuelles résurgences.
Ces réformes et évolutions révèlent l’engagement du gouvernement malien à répondre aux défis internes et externes, tout en renforçant les mécanismes de protection et d’assistance nécessaires pour favoriser un développement durable et sécurisé du pays.