Soutien financier pour dix centres d’éducation non formelle à Mandoul : un coup de pouce pour l’avenir
Un Soutien Renforcé pour les Centres Éducatifs du Mandoul
Une cérémonie de remise de chèques, marquant une étape importante dans le projet « Améliorer les Apprentissages pour l’Autonomisation des Jeunes » (ALAPAJ), s’est tenue le 25 avril à l’École normale des instituteurs bilingues de Koumra. Ce projet, soutenu par l’Agence française de développement et l’Union européenne, vise à renforcer les structures éducatives dans la province du Mandoul.
L’événement a rassemblé divers acteurs de l’éducation, des parents d’élèves et des ONG partenaires pour discuter de l’avenir des centres d’éducation de base non formelle (CEBNF) dans la région. Le représentant du coordonnateur de l’ONG Enfants du Monde, Naré Allataguer, a souligné les objectifs réalisés depuis le lancement du projet en 2023. À ce jour, 42 centres d’alphabétisation pour adultes et 30 CEBNF dédiés aux jeunes déscolarisés y ont été établis.
La remise des fonds était destinée aux comités de gestion des CEBNF afin de reconnaître leurs efforts pour améliorer l’infrastructure, respecter les critères de sélection des apprenants, et suivre la fréquentation scolaire. Les financements leur permettront de développer des activités génératrices de revenus, comme la construction de hangars, l’achat de fournitures scolaires et l’établissement de cantines pour assurer le bon fonctionnement des centres après la durée du projet.
L’initiative ALAPAJ a été saluée par l’inspecteur pédagogique de l’éducation non formelle et le président des associations de parents d’élèves du Mandoul, qui ont exprimé leur gratitude envers les partenaires techniques et financiers pour leur soutien. Mme Ogueye Abdelkrim, déléguée provinciale de l’Éducation nationale, a mis en lumière les réalisations du projet et insisté sur sa contribution à la refonte du système éducatif tchadien, en accord avec les ambitions des autorités nationales.
Cette allocation financière est perçue comme un levier pour permettre aux comités de gestion de pérenniser les centres grâce aux revenus générés. Dix comités de gestion ont été sélectionnés pour bénéficier d’un financement de 500 000 francs CFA chacun, avec des attentes de rigueur et de transparence dans l’utilisation de ces fonds.
Ainsi, l’engagement envers l’éducation non formelle est renforcé dans le Mandoul, en misant sur un développement durable et participatif pour favoriser l’avenir des jeunes dans la région.