Sud : les syndicats scolaires interpellent le gouvernement
Dans un communiqué de presse diffusé le 12 septembre 2026, les secrétaires généraux provinciaux du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) appartenant à la zone méridionale ont vivement exhorté le gouvernement tchadien à accélérer la mise en œuvre des décisions adoptées lors de la rencontre de Doba en octobre 2025. Cette déclaration soulève des préoccupations cruciales pour l’avenir du système éducatif dans la région concernée.
Les provinces du Logone oriental, du Moyen-Chari, du Logone occidental, de la Tandjilé, du Mandoul ainsi que les Mayo-Kebbi Est et Ouest sont représentées par ces syndicats, qui mettent en exergue la nécessité impérative de la signature d’un protocole d’accord accompagné de son décret d’application avant la rentrée scolaire 2026-2027. Il s’agit, selon les syndicats, d’un pas essentiel pour garantir une rentrée en toute sérénité et dans le respect des engagements pris par le gouvernement.
Les représentants syndicaux pointent également du doigt plusieurs autres revendications qui n’ont pas encore trouvé d’écho favorable. Ils réclament notamment la restitution des salaires réduits en février 2026, plaidant pour un retour à une rémunération juste et conforme. De surcroît, le moratoire imposé sur les études supérieures demeure une préoccupation majeure, entravant le développement académique et professionnel des étudiants touchés par cette mesure.
Par ailleurs, le dégel des effets financiers des actes de carrière est une demande pressante des syndicalistes, qui estiment que la reconnaissance des avancées de carrière et l’amélioration des conditions économiques des enseignants doivent être priorisées. Ils insistent également sur l’intégration des lauréats, soulignant l’importance d’offrir des perspectives d’avenir aux enseignants récemment diplômés. Enfin, l’inclusion des maîtres communautaires dans le système éducatif national est jugée impérative pour répondre efficacement aux besoins en personnel éducatif.
Les responsables syndicaux de la zone méridionale ne cachent pas leur impatience et leur inquiétude face à l’inaction du gouvernement, menaçant de tenir les autorités pour responsables en cas de non-satisfaction de leurs demandes. Cette pression accrue vise à inciter le gouvernement à prendre des mesures concrètes et immédiates pour éviter une détérioration du climat éducatif à l’approche de la rentrée scolaire.
Dans un contexte où les défis éducatifs sont nombreux, cette prise de position syndicale intervient comme un rappel crucial de l’importance d’un dialogue continu entre le gouvernement et les acteurs du secteur éducatif. La concrétisation des engagements pris lors des précédentes rencontres est perçue comme un indicateur crucial de la volonté politique du gouvernement à soutenir et à renforcer le système éducatif du pays.
Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, la résolution de ces revendications reste au centre des préoccupations des enseignants et constitue un enjeu majeur pour garantir un environnement d’apprentissage stable et propice pour tous les élèves de la région méridionale.
Les prochaines semaines seront décisives pour voir si le gouvernement répondra positivement aux attentes des syndicats, afin d’assurer une rentrée apaisée et de poser les bases d’un système éducatif plus équitable et performant.