Tchad : plus de 1 200 scientifiques diplômés demandent
Tchad : Plus de 1 200 diplômés scientifiques réclament leur intégration à la fonction publique depuis 2014
Au Tchad, la situation des diplômés en mathématiques, physique et chimie est devenue alarmante. Plus de 1 200 professionnels, formés tant dans des universités nationales qu’étrangères, se trouvent bloqués dans leurs démarches d’intégration à la fonction publique, un processus en suspens depuis 2014.
Le 3 octobre 2026, un point de presse a été organisé au lycée Félix Eboué par le Collectif des Mathématiciens, Physiciens et Chimistes. Mahamat Oumar Litassou, secrétaire général de ce collectif, a exprimé une profonde préoccupation face à ce blocage qui cloue au sol des diplômés pourtant qualifiés pour contribuer au développement de leur pays. En prenant la parole, Litassou a évoqué les attentes déçues de ses membres, qui ont tout mis en œuvre pour se former et servir leur nation.
Il est important de souligner que, selon le collectif, ces diplômés ne cherchent pas seulement une sécurité de l’emploi ; ils aspirent à occuper des postes où leur expertise puisse être mise à profit au sein de l’administration publique. Ils affirment que leur intégration est essentielle pour assurer la transmission des connaissances et former de nouvelles générations d’étudiants. Leur savoir-faire est considéré comme un atout majeur pour accompagner le progrès scientifique et technique du Tchad.
Cette mobilisation des diplômés scientifiques s’inscrit dans un contexte plus large de questionnement sur l’emploi et les opportunités pour les jeunes au Tchad. Dans un pays où les défis de développement persistent, ces professionnels soulignent leur volonté de participer activement à la construction d’un avenir meilleur. Leurs revendications appellent à une prise de conscience des autorités publiques, sur la nécessité de donner les moyens aux jeunes diplômés de contribuer à l’essor du pays.
Pour faire entendre leur voix, le collectif a lancé un appel pressant au gouvernement tchadien. Ils demandent des mesures concrètes pour régulariser leur situation administrative et permettre leur intégration. Leur objectif est clair : servir l’État et contribuer à un développement durable du secteur scientifique et technique. Les diplômés espèrent que les autorités répondront positivement à leur demande, mettant ainsi un terme à près d’une décennie de blocage.
Le sort de ces 1 200 diplômés soulève des interrogations sur la gestion des ressources humaines au sein de l’administration tchadienne et l’importance accordée à la science et la technologie dans la stratégie de développement du pays. Les jeunes formés dans des disciplines scientifiques constituent un potentiel inexploité que le Tchad ne saurait ignorer.
Dans un pays où le développement est inextricablement lié à l’éducation et à la compétence professionnelle, l’intégration de ces diplômés pourrait permettre d’apporter des solutions innovantes aux problématiques nationales. La résolution de ce blocage représente donc un enjeu crucial pour le gouvernement, non seulement pour répondre aux attentes de ces diplômés, mais aussi pour promouvoir un véritable progrès dans les secteurs scientifique et technique.
Il reste à voir comment les autorités tchadiennes réagiront face à cette situation, l’avenir de ces milliers de diplômés en dépend. Dans l’attente d’un déblocage, le collectif continue d’entretenir l’espoir d’une issue favorable et demeure mobilisé pour faire entendre ses revendications.