Tchad : la CNDH discute justice transitionnelle avec mission
Tchad : Échanges sur la justice transitionnelle entre la CNDH et une mission internationale
Le 31 août 2026, le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) du Tchad, Belngar Larmé Jacques, a accueilli une délégation du Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ) dans le cadre d’une mission d’évaluation approfondie. Conduite par l’expert Didier Gbéry, cette mission marque une étape cruciale dans le processus de justice transitionnelle et de réconciliation nationale.
La mission de l’ICTJ, qui se déroule du 31 août au 11 septembre 2026, s’inscrit dans les efforts concertés autour de la Stratégie nationale de réconciliation et de consolidation de la paix. Elle réunira divers acteurs locaux et internationaux afin d’échanger sur les défis et les perspectives en matière de réconciliation, de justice transitionnelle et de droits humains au Tchad.
Lors de cette rencontre, la CNDH a partagé ses observations et ses recommandations sur les moyens de renforcer les mécanismes existants pour la protection des droits humains. La discussion a notamment abordé les défis liés aux violations passées des droits humains et les stratégies pour éviter leur récurrence. Didier Gbéry, représentant l’ICTJ, a souligné l’importance de telles consultations pour comprendre comment prévenir de futures violations tout en adressant les blessures du passé.
« Nous sommes ici pour travailler de concert avec la CNDH et d’autres parties prenantes, y compris les organisations de la société civile et les autorités nationales, » a déclaré Didier Gbéry. Il a ajouté que l’objectif principal est d’élaborer des mécanismes efficaces pour répondre aux besoins de justice et rétablir la confiance entre les citoyens et l’État.
La présence de l’ICTJ au Tchad reflète la reconnaissance du besoin d’un processus de réconciliation inclusif, impliquant toutes les strates de la société. La mission cherche à instaurer un cadre où chaque citoyen pourra se sentir partie prenante de la paix et de la réconciliation nationale. « À la fin, nous espérons voir un Tchad où chacun est réconcilié avec lui-même et avec les autres, et où l’on observe une réconciliation durable entre la société civile et l’État, » a déclaré Gbéry.
Le contexte du Tchad, marqué par des tensions internes et des violations des droits humains par le passé, nécessite une approche prudente et inclusive. La mission d’évaluation de l’ICTJ, avec son expertise internationale, vise à apporter une perspective globale et à identifier les meilleures pratiques pour soutenir le processus de réconciliation.
En parallèle, la CNDH, en tant qu’organe national de défense des droits humains, joue un rôle indispensable dans ce processus. Elle continue d’œuvrer pour le respect des droits de l’homme et la mise en place de structures favorisant la cohésion sociale et la paix durable.
Selon Didier Gbéry, la réussite de ce processus repose également sur l’engagement actif des autorités locales et de la communauté internationale. Une coopération renforcée permettra d’adapter les instruments de justice transitionnelle aux réalités et aux besoins spécifiques du Tchad.
La mission de l’ICTJ continuera ses consultations jusqu’au 11 septembre, rencontrant divers acteurs nationaux et internationaux pour enrichir le processus de justice transitionnelle. Ces efforts témoignent de l’engagement du Tchad à tourner la page du passé douloureux et à s’engager sur la voie de la paix et de la réconciliation.
Ainsi, à travers ce dialogue constructif, le Tchad aspire à établir un avenir où la justice et l’harmonie sociale seront les piliers d’une paix durable.