Tchad : Interdiction des motos hors des villes dans quatre provinces

Tchad : Interdiction de l’utilisation des motos en dehors des villes dans quatre départements

Le ministère de la Sécurité publique du Tchad a annoncé une interdiction de la circulation des motos en dehors des zones urbaines dans quatre départements du pays. Cette mesure prendra effet immédiatement et ce, jusqu’à nouvel ordre. Les départements concernés par cette restriction sont : Chari-Limi, le Bahr Gazel, le Barh Kora et le Chari-Baguirmi.

Cette décision a été rendue officielle par une note datée du 31 octobre 2026, signée par le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmed Agabache. Dans ce document, le ministre demande également aux responsables des différentes unités régionales de veiller à l’application rigoureuse de cette nouvelle réglementation.

Les autorités expliquent que cette mesure vise à renforcer la sécurité dans ces régions, souvent confrontées à des problèmes de criminalité et d’insécurité. Les motos, fréquemment utilisées pour des activités illégales dans ces localités, sont au cœur des préoccupations des forces de l’ordre.

Les habitants des départements affectés devront donc s’adapter à ce nouvel environnement réglementaire. Pour certains, cela pourrait entraîner des désagréments considérables, notamment pour les commerçants et les particuliers qui dépendent des motos pour leurs déplacements et leurs activités professionnelles.

Le gouvernement justifie ces mesures par la nécessité de contrôler les mouvements sur les routes et de limiter l’accès à des zones potentiellement dangereuses. Les autorités s’engagent à mettre en œuvre des dispositifs de sécurité supplémentaires dans les zones concernées, en augmentant la présence policière afin de garantir l’application effective de cette interdiction.

Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de réformes de sécurité au Tchad, pays qui fait face à de nombreux défis en matière de sécurité, tant internes qu’externes. Les autorités nationales cherchent ainsi à instaurer un environnement plus sécurisé pour tous les citoyens, tout en s’attaquant aux root causes de la violence et de l’instabilité dans certaines régions.

Les réactions à cette annonce varient au sein de la population. Si certains accueillent cette mesure comme un pas nécessaire vers une plus grande sécurité, d’autres la perçoivent comme une restriction de leurs libertés individuelles. Les autorités locales sont donc appelées à engager le dialogue avec les citoyens afin d’expliquer les raisons derrière cette restriction, et de travailler ensemble à la recherche de solutions alternatives pour assurer la sécurité sans entraver les moyens de subsistance des habitants.

À ce jour, les forces de l’ordre sont en phase d’application de cette décision, et il sera crucial de surveiller son impact sur la vie quotidienne des Chadiens dans les départements concernés. L’évolution de la situation sera à suivre de près, tant du point de vue de la sécurité que des réactions citoyennes à cette nouvelle réglementation.