Tchad : Lancement de l’UFR-Réformateurs, soutien à l’Accord de Doha
Tchad : L’UFR–Réformateurs se positionne en faveur de l’Accord de Doha
N’Djamena – Une nouvelle structure politique, l’Union des Forces de la République – Réformateurs (UFR-R), a été récemment annoncée lors d’un communiqué en date du 24 septembre 2026. Ce nouvel organisme vise à réorienter le mouvement tout en renforçant son cadre institutionnel et en accentuant son engagement envers le processus de paix établi au Tchad.
Dans sa déclaration de création, l’UFR-R a souligné la nécessité de corriger des « dysfonctionnements » identifiés au sein de l’ancienne Union des Forces de la République. Parmi les problèmes soulevés figurent un affaiblissement du rôle des institutions de décision, une diminution de l’engagement des cadres, ainsi qu’une trop grande concentration des décisions au sein d’un cercle restreint de dirigeants. Les responsables de l’UFR-R ont dénoncé ce qu’ils perçoivent comme une « primauté de la décision individuelle » au détriment du fonctionnement collégial des instances.
La structure a basé son appel sur le besoin d’une réforme institutionnelle. Selon ses fondateurs, l’UFR-R prône le respect des statuts du mouvement, la coopération dans la prise de décision, ainsi qu’une gestion plus transparente et équitable des ressources. Elle rejette le favoritisme et les pratiques d’exclusion qui pourraient miner l’unité du mouvement.
Les créateurs de l’UFR-R insistent sur le fait que leurs désaccords concernent principalement les méthodes de gestion et non les membres du mouvement. Ils souhaitent engager un dialogue pour éviter que les tensions internes ne se transforment en conflits sociaux ou communautaires.
L’Accord de Doha, signé le 8 août 2022 entre les autorités de transition tchadiennes et plusieurs groupes politico-militaires, a également été réaffirmé comme un fondement de la nouvelle structure. Les responsables de l’UFR-R affirment que leur création ne doit pas être perçue comme un retrait des engagements envers cet accord. Au contraire, ils souhaitent continuer à œuvrer pour la mise en œuvre des dispositions prévues, notamment celles relatives au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration (DDR) des combattants.
La création de l’UFR-R a été officialisée avec la mise en place d’une direction fondatrice provisoire, dirigée par Siddig Mohamed Al-Amine, qui est accompagné de Moussa Saleh en tant que vice-président et secrétaire chargé des Finances, ainsi que de Dr Aboubakar Hassan Mohamed en tant que secrétaire général. D’autres postes clés ont été attribués à des membres responsables des affaires militaires, de la communication et des droits humains.
Le communiqué final de l’UFR-R souligne son attachement indéfectible au dialogue, à la réconciliation nationale et à l’Accord de Doha tout en appelant à la coopération des forces politiques et sociales ainsi que des partenaires régionaux et internationaux pour soutenir le processus de paix en cours.
Cette déclaration a été signée à N’Djamena et envoyée aux principaux acteurs gouvernementaux, y compris la présidence, le Premier ministre, le Médiateur de la République, ainsi qu’à l’ambassadeur du Qatar au Tchad. L’UFR-R se positionne ainsi comme un acteur clé dans le paysage politique tchadien, cherchant à renforcer l’unité et à favoriser la stabilité à travers un engagement constructif pour la paix et la réconciliation.