Tchad : le Sénat alerte sur l’état des routes
Infrastructures au Tchad : Le Sénat interpelle le gouvernement sur la dégradation des routes
Le 14 octobre 2026, le Sénat tchadien a tenu une séance plénière dédiée à l’examen de l’état déplorable des infrastructures routières du pays, un problème qui devient de plus en plus préoccupant tant pour les usagers que pour les acteurs économiques. Sous la conduite des sénateurs Amné Aldjidey Moussa et Hassane Saline, cette interpellation a suscité des débats intenses, marqués par la présence de plusieurs membres du gouvernement, dont Amir Idriss Kourda, ministre des Infrastructures, du Désenclavement et des Routes.
Les sénateurs ont mis en lumière la dégradation accélérée du réseau routier tchadien, ainsi que les conséquences de la surcharge chronique des poids lourds sur la sécurité routière et l’état des infrastructures. Ce constat alarmant a amené les représentants du peuple à demander des mesures immédiates pour pallier cette situation. Ils ont insisté sur la nécessité d’appliquer de manière rigoureuse les sanctions financières déjà prévues pour les contrevenants aux normes de transport. Ces sanctions visent à réduire la surcharge des véhicules, qui contribue significativement à l’altération des routes.
L’interpellation a également mis en avant la demande d’un déchargement systématique des excédents de cargaison. Les sénateurs ont exhorté le gouvernement à renforcer les contrôles sur l’ensemble du territoire national afin d’assurer le respect des régulations en matière de transport. Face aux défis logistiques croissants, ils ont souligné l’importance de créer des infrastructures adaptées aux besoins des poids lourds, telles que des aires de repos et de stationnement, afin de garantir la sécurité des conducteurs et de préserver l’état des routes.
Les échanges entre les sénateurs et les membres du gouvernement ont été ponctués de préoccupations sur les impacts économiques d’un réseau routier en piteux état. Les sénateurs ont précisé que l’insuffisance des infrastructures engendre des coûts additionnels pour les transporteurs, ce qui, à son tour, affecte le prix des marchandises et la compétitivité des acteurs du secteur. Ils ont insisté sur l’urgente nécessité d’une intervention gouvernementale forte pour répondre à cette crise qui touche à la fois l’économie et la sécurité routière.
Les débats du Sénat illustrent bien les enjeux cruciaux auxquels le Tchad est confronté relativement à ses infrastructures. Dans un pays où le transport terrestre est vital pour le commerce et la mobilité des populations, l’état des routes est un sujet de préoccupation majeure. L’inaction face à la dégradation des infrastructures pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le développement du pays.
Alors que le gouvernement s’est engagé à répondre à ces préoccupations, les sénateurs restent vigilants et insistent sur la nécessité de transformer les promesses en actions concrètes. La mise en œuvre de plans d’amélioration et d’entretien régulier des routes sera essentielle pour redresser la situation actuelle et garantir un cadre de vie et d’activité adéquat pour tous les Tchadiens.
L’issue de ce débat au Sénat et les engagements qui en découleront seront scrutés de près par la population, qui attend des mesures tangibles et rapides pour améliorer la situation des infrastructures routières dans le pays.