Top des leaders africains de la transition énergétique 2026
Classement des Pays Africains les Plus Performants en Transition Énergétique en 2026
La Namibie, la Tunisie et le Gabon se démarquent cette année en tant que leaders africains dans la transition énergétique, selon le dernier rapport du Forum économique mondial (WEF) publié en collaboration avec le cabinet de conseil Accenture. Ce rapport, connu sous le nom de « The Energy Transition Index (ETI) 2026 », évalue les performances des systèmes énergétiques de 120 pays à travers le monde.
Évaluation des Performances
L’indice repose sur l’analyse de 44 indicateurs distincts, répartis en trois dimensions de performance : sécurité, durabilité et équité. Il prend également en compte cinq facteurs de préparation essentiels à la transition énergétique, tels que la réglementation, le financement, l’innovation, les infrastructures, et l’éducation.
Les pays sont notés sur une échelle de 0 à 100 points pour chaque indicateur évalué. Le score global de chaque nation combine la performance du système énergétique et le niveau de préparation à la transition, avec une pondération respective de 60 % et 40 %. La Namibie se hisse en tête du classement africain avec un score de 56,2 points et se situe à la 61e place mondiale.
Avancées et Défis en Namibie
La Namibie bénéficie d’un mix énergétique largement soutenu par les énergies renouvelables, notamment l’hydroélectricité, et vise à devenir un acteur majeur de l’hydrogène vert. Le pays a gagné trois places par rapport à l’année précédente, grâce notamment à des réformes réglementaires et à une augmentation significative des investissements dans les énergies propres.
Classement Africain
Derrière la Namibie, la Tunisie occupe la seconde place africaine, se positionnant 62e au niveau mondial, suivie par le Gabon à la 66e place mondiale. D’autres pays comme l’Afrique du Sud, le Maroc et Maurice suivent dans ce classement. Le Ghana ferme le Top 10 africain.
Contexte Mondial et Africain
Le rapport souligne également une amélioration notable en Afrique subsaharienne, où la progression moyenne du score est de 1,2 % par rapport à l’année précédente. Cependant, la transition énergétique sur le continent reste inégale, entravée par un sous-investissement chronique et des contraintes structurelles persistantes.
À l’échelle internationale, la Suède conserve sa position de leader en matière de transition énergétique, offrant un cadre solide d’infrastructures et un mix énergétique dominé par les énergies renouvelables. Elle est suivie par la Finlande, le Danemark, l’Estonie et la Norvège. Toutefois, malgré ces succès, la transition énergétique mondiale montre des signes de fragmentation et d’inégalité. La plupart des investissements dans les énergies propres restent concentrés dans un nombre limité de pays.
Conclusions et Perspectives
En 2026, le rapport révèle que bien que 56 % des pays aient amélioré leurs scores, seulement 24 % ont réussi à progresser dans toutes les dimensions de sécurité, de durabilité et d’équité. Les progrès continuent de se heurter à des défis croissants tels que la congestion des réseaux électriques, les retards dans l’octroi des autorisations, ainsi que des pressions économiques et politiques globales.
La tendance générale montre également une baisse des financements et des investissements depuis 2025, accompagnée d’un recul en matière de réglementation, d’engagement politique et d’innovation.
Ces conclusions incitent à une réflexion profonde sur la nécessité de stratégies coordonnées et de réformes structurantes afin de faciliter une transition énergétique équitable et durable à l’échelle mondiale et africaine.