Trafic de stupéfiants à N’Djamena : deux prévenus contestent
N’Djamena : Deux prévenus poursuivis pour trafic de stupéfiants contestent leur détention provisoire
Le 19 octobre 2026, le tribunal de grande instance de N’Djamena a examiné la situation de deux prévenus accusés de trafic de stupéfiants, actuellement détenus à la maison d’arrêt de Klessoum. Lors de l’audience, leur avocat a contesté vigoureusement la régularité de la procédure, arguant que ses clients étaient victimes d’une détention arbitraire.
L’avocat des prévenus a souligné plusieurs lacunes dans l’enquête préliminaire. En particulier, il a noté que le bus de transport en commun sur lequel les prévenus se trouvaient n’a pas été immobilisé pour les besoins de l’enquête. De plus, aucun des passagers n’a été interrogé, ce qui soulève des questions sur l’étendue des investigations menées.
Une des incertitudes majeures soulevées par la défense concerne l’absence d’actes d’enquête visant à identifier le véhicule ou son conducteur après la saisie d’un colis suspect. Fait troublant, une passagère aurait identifié le véritable propriétaire du sac contenant les stupéfiants, mais elle n’a pas été convoquée pour un interrogatoire et n’a pas été interpellée par les autorités. La défense a fait valoir que cette absence de témoins et d’indices matériels remettait en question la justification de la détention de ses clients.
Les deux prévenus ont maintenu leur innocence, déclarant à la barre qu’ils rejetaient toutes les accusations portées contre eux. Leur avocat a rappelé le principe de présomption d’innocence, soulignant que le ministère public n’avait pas fourni de preuves solides soutenant leur culpabilité.
À l’issue de l’audience, le tribunal a pris la décision de vider l’affaire sur le siège, sans indication concernant la suite à donner à cette affaire complexe. Les prévenus sont toujours en attente d’une décision définitive sur leur sort.
Cette affaire met en lumière les tensions entourant les procédures judiciaires dans des affaires de trafic de stupéfiants. Elle soulève également des interrogations sur les droits des détenus et la nécessité d’une enquête approfondie et transparente pour garantir un procès équitable.