Transition numérique au Tchad : le CESCE propose des recommandations

Transition numérique au Tchad : le CESCE clôt sa session avec des recommandations stratégiques

Le Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE) du Tchad a récemment conclu sa deuxième session ordinaire de l’année 2026, axée sur les défis de la transition numérique et la modernisation de l’administration publique. La cérémonie de clôture, qui s’est tenue le 19 août à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena, a rassemblé des personnalités clés, notamment le vice-Premier ministre chargé de l’Administration du territoire, des présidents d’institutions, des membres du gouvernement et des représentants diplomatiques.

Durant cette session de deux semaines, les participants ont discuté de plusieurs thématiques essentielles à la transition numérique. Parmi celles-ci, la maîtrise des outils numériques par les agents publics, la digitalisation des régies financières avec l’introduction de la e-taxation et de la facture électronique normalisée, ainsi que l’intégration des technologies numériques dans le système éducatif. Les enjeux de la protection des données personnelles et de la cybersécurité ont également été au cœur des débats.

La conseillère Mangaral Koudjal Antoinette, lors de la présentation du rapport final, a exposé plusieurs recommandations stratégiques émises par le CESCE. Ces recommandations incluent l’affirmation d’une politique nationale de digitalisation, la sécurisation du financement pour le secteur numérique, l’accès à des sources d’énergie adéquates, le renforcement des compétences humaines, ainsi que la promotion de partenariats entre le secteur public et privé afin d’attirer davantage d’investissements. Par ailleurs, elle a plaidé pour une démocratisation de l’intelligence artificielle au service du pays.

Dr. Ahmat Mbodou Mahamat, président du CESCE, a souligné l’importance cruciale de cette transition numérique. Il a déclaré que le processus ne doit pas être perçu comme un projet ponctuel, mais comme un chantier global de modernisation de l’État et d’amélioration des services publics. Selon lui, cette transformation est un levier puissant pour accroître la transparence, l’efficacité administrative et renforcer le lien entre l’administration et les citoyens.

Pour faciliter la mise en œuvre de ces recommandations, le CESCE a proposé plusieurs mesures. Celles-ci incluent le renforcement des infrastructures numériques et de la connectivité sur l’ensemble du territoire national, la sécurisation des données, l’interopérabilité des systèmes d’information ainsi que la simplification des procédures administratives. Le président du CESCE a également insisté sur l’importance de moderniser les régies financières pour optimiser la mobilisation des recettes nationales, tout en développant un écosystème favorable à l’innovation et à la réduction de la fracture numérique. Cette dernière nécessité vise à garantir que tous les citoyens, sans exception, bénéficient des avancées technologiques.

En somme, cette session du CESCE marque une étape significative dans le parcours du Tchad vers une administration moderne et performante, capable de tirer parti des opportunités qu’offre la transition numérique. Le respect des recommandations émises sera décisif pour assurer que l’administration publique réponde efficacement aux besoins de la population dans un monde de plus en plus numérique.