Une nouvelle ère de coopération commerciale et d’investissement s’ouvre pour stimuler la croissance régionale.

Renforcement de la coopération commerciale entre l’Afrique et le Venezuela

La récente visite de la Chambre africaine de l’énergie (AEC) à Caracas en février dernier a jeté les bases d’une collaboration commerciale élargie entre l’Afrique et le Venezuela, allant bien au-delà du secteur des hydrocarbures.

Au cours de cette mission de haut niveau, une délégation de l’AEC s’est entretenue avec Coromoto Godoy Calderón, ministre du Commerce extérieur de la République bolivarienne du Venezuela. L’objectif principal de ces discussions était de surmonter les obstacles transactionnels traditionnels afin de dynamiser le commerce bilatéral, non seulement des biens et des services, mais aussi de la collaboration industrielle. La nécessité d’une stratégie intégrée a été mise en avant, permettant d’accéder aux marchés africains pour les produits vénézuéliens tout en facilitant les investissements africains vers le Venezuela.

Les discussions ont souligné l’importance de créer un cadre commercial global qui ne se limite pas à l’énergie, mais qui englobe également les produits manufacturés et la fourniture de services. NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC, a affirmé : « Nous avons abordé l’ouverture des marchés africains dans le cadre d’une stratégie globale Sud-Sud. » Cette nouvelle orientation vise à renforcer les échanges en diversifiant les secteurs concernés, avec un accent sur la qualité et la régulation.

Un aspect crucial de cette visite a été l’éventualité de rallier le Venezuela aux mécanismes de la zone de libre-échange continentale africaine. Cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour l’accès des produits vénézuéliens sur le marché africain, dans le cadre d’accords commerciaux continentaux. Ces initiatives témoignent d’un intérêt croissant pour une intégration commerciale qui exploite les ressources communes des deux continents.

En parallèle, la coopération institutionnelle a également été au cœur des discussions. L’AEC et les représentants vénézuéliens ont convenu de la nécessité de partager les meilleures pratiques afin de faire du Venezuela un partenaire incontournable pour les investisseurs africains. Des projets sont en cours de développement pour valoriser les produits vénézuéliens sur le marché africain. L’accent sera également mis sur l’économie non pétrolière, apportant ainsi une nouvelle dimension à cette coopération.

La question du financement a été particulièrement scrutée. Les membres de la délégation ont eu des échanges avec la Banque vénézuélienne d’import-export pour examiner la possibilité d’établir des partenariats avec des institutions financières de développement africaines. L’objectif est de faciliter le financement du commerce, simplifiant les paiements et minimisant les risques associés aux transactions commerciales. Un cadre bancaire plus transparent et fiable pourrait ainsi favoriser le développement industriel.

Les deux parties se sont engagées à promouvoir le Venezuela sur des plateformes commerciales africaines majeures, telles que la Foire commerciale intra-africaine organisée par Afreximbank et l’African Energy Week 2026. Cela permettra d’exposer les produits et l’expertise vénézuélienne à un public élargi, créant ainsi des opportunités inédites.

Dans le cadre de cette collaboration renforcée, des ateliers de renforcement des capacités sont envisagés. Ces initiatives visent à améliorer les compétences et à favoriser les échanges techniques, consolidant de cette manière un partenariat commercial et industriel durable. Cet engagement marque une transition nette d’une coopération axée sur l’énergie vers un partenariat plus large, prenant en compte divers secteurs économiques.

L’importance de cette initiative ne peut être sous-estimée. En répondant à des défis réglementaires, en élargissant la coopération institutionnelle et en développant des cadres propices aux échanges, l’Afrique et le Venezuela s’efforcent de créer un environnement d’investissements mutuels et de croissance industrielle. NJ Ayuk a conclu : « Notre but est de faciliter les échanges commerciaux qui soutiennent le développement. En collaborant pour écarter les obstacles et stimuler les échanges, nous espérons dessiner un avenir où les économies africaines et vénézuéliennes se renforcent mutuellement. »

Ainsi, cette visite s’inscrit dans un cadre de transformation des relations entre les deux régions, promettant une collaboration enrichissante, tant sur le plan économique que social, tout en aspirant à une intégration accrue dans le marché mondial.