Accès interdit aux démarcheurs au palais de justice de N’Djamena

Le Palais de Justice de N’Djamena Fermé aux Démarcheurs et Vendeurs Ambulants : Mesure Effective dès le 1er Septembre

N’Djamena, 30 août 2026 – Une nouvelle mesure réglementaire vient d’être annoncée par le ministère de la Justice et des Droits humains du Tchad. Par une note officielle datée du 28 août 2026, Mahamat Saleh Ben Bian, secrétaire général du ministère, a décrété l’interdiction d’accès à la cour du palais de justice de N’Djamena pour les démarcheurs et les vendeurs ambulants. Cette décision devrait prendre effet dès le 1er septembre 2026.

Cette directive fait suite aux instructions formulées par madame la ministre de la Justice. Elle a pour objectif de sauvegarder le caractère solennel et la tranquillité des lieux qui accueillent chaque jour un grand nombre de justiciables, de juristes et de représentants des forces de l’ordre. Les pratiques commerciales et de sollicitation qui se développaient à proximité du palais de justice étaient perçues comme gênant la bonne marche du service public de la justice. La note souligne que ces activités peuvent perturber la sérénité nécessaire au bon déroulement des affaires judiciaires et affecter l’ordre et la dignité que ces institutions se doivent de représenter.

La responsabilité de veiller à la mise en œuvre de cette interdiction a été confiée au procureur général près la Cour d’appel de N’Djamena. En parallèle, les services de sécurité opérant dans l’enceinte du tribunal de N’Djamena seront en charge d’assurer le contrôle des accès et de garantir un environnement propice à l’exercice des activités judiciaires.

Il est à noter que cette initiative s’inscrit dans une série de mesures récentes visant à encadrer l’accès au palais de justice. En mars 2023, une autre directive avait déjà été émise par le procureur de la République pour restreindre l’entrée aux personnes n’ayant pas de raisons valables de fréquenter les lieux. L’objectif reste constant : éviter que des activités extérieures ne viennent compromettre la sécurité et le respect dû aux fonctions judiciaires.

Les démarcheurs et vendeurs ambulants, qui jusqu’alors trouvaient là une opportunité d’expression commerciale, devront se conformer à cette nouvelle réglementation. Cette décision souligne toutefois la nécessité d’une réflexion sur la situation de ces personnes, dont l’activité économique risque d’être impactée par cette interdiction.

Ce changement de politique au sein du palais de justice de N’Djamena s’inscrit dans une dynamique plus large de réorganisation et de sécurisation des infrastructures publiques au Tchad. Cette démarche met aussi en exergue les difficultés financières et organisationnelles qui touchent bon nombre de citoyens tirant leur subsistance d’activités ambulantes.

Il reste à voir comment cette interdiction sera accueillie par la population et les intéressés concernés. Les besoins de sécurité et d’ordre public doivent être balancés avec les impératifs économiques et sociaux des personnes directement affectées. Le succès de cette mesure dépendra en grande partie de la manière dont elle sera mise en pratique sur le terrain et du dialogue qui pourra être engagé avec les forces économiques informelles de la ville.

La décision prise par le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits humains – sur instruction de la ministre – marque une étape importante dans les efforts continus pour améliorer le cadre de travail et l’image des institutions judiciaires au Tchad. Cependant, elle souligne également la nécessité permanente de trouver des solutions durables pour ceux qui pourraient être laissés pour compte par de telles réformes administratives.