Affaire Tony Comiti au Togo : les autorités réagissent après

Affaire Tony Comiti au Togo : les autorités justifient l’incarcération de l’équipe de tournage

Les autorités togolaises se sont exprimées suite à l’interpellation et à l’incarcération de trois membres de l’équipe de tournage de l’émission « Les Routes de l’impossible », produite par Tony Comiti Productions. Cette affaire a attiré l’attention des médias et du public, provoquant des interrogations quant aux motifs de leur détention et à la légalité de la procédure engagée.

Les événements remonte au 27 juillet 2026. Ce jour-là, trois personnes, dont deux ressortissants français et un collaborateur togolais, ont été arrêtées au marché de Matchatom, situé dans la préfecture de la Binah, alors qu’elles réalisaient des prises de vues à l’aide d’un drone non déclaré. Les membres de l’équipe ont été transférés à Lomé par la Brigade de recherche et d’investigation de Kara avant d’être confiés à la Direction centrale de la police judiciaire.

Selon les résultats de l’enquête, l’équipe se présentait avec une autorisation délivrée par le ministère en charge de la Culture le 19 juin 2026. Toutefois, ce document ne portait que la signature d’un producteur-réalisateur togolais. Les investigations ont révélé que l’autorisation interdisait tout tournage dans plusieurs localités, notamment à Mango, Guérin-Kouka et Matchatom. De plus, certaines zones survolées étaient soumises à un régime de sécurité renforcé en raison de l’état d’urgence en vigueur dans le pays.

Face à ces éléments, le parquet a estimé qu’il existait des indices suffisants pour justifier des poursuites pour fausses déclarations, une infraction prévue par le Code pénal togolais. Les trois individus ont été présentés devant le procureur le 17 août, qui a ensuite décidé de les inculperle même jour, avec mandats de dépôt émis par un juge d’instruction.

Les ministres de la Sécurité et de la Justice ont tenu à préciser que cette procédure judiciaire ne vise pas à entraver la liberté de la presse ou le contenu éditorial du reportage. Ils ont également souligné que les détenus sont incarcérés dans le respect des normes internationales, qu’ils ont accès à un avocat et bénéficient de l’assistance consulaire française.

Les autorités invitent les acteurs concernés à faire preuve de prudence, appelant à ne pas tirer de conclusions hâtives et à laisser la justice suivre son cours de manière indépendante. Cette affaire soulève des questions sur la régulation du tournage et l’utilisation des drones au Togo, ainsi que sur les relations entre les médias étrangers et les autorités locales dans un contexte de sécurité délicat.