Aide au développement en Afrique : baisse inquiétante de 26% d’ici 2025
Aide publique au développement : Forte baisse en Afrique subsaharienne selon l’OCDE
L’aide publique au développement (APD) destinée à l’Afrique subsaharienne a chuté de 26,3 % en 2025, atteignant 29,2 milliards de dollars, selon l’OCDE.
Cette diminution significative intervient dans un contexte où l’aide bilatérale à l’Ukraine s’élève à 44,9 milliards de dollars, surpassant celle attribuée à l’Afrique subsaharienne. Cependant, l’enveloppe allouée à cette région reste légèrement supérieure aux 28,1 milliards de dollars destinés aux pays les moins avancés (PMA) dans leur ensemble.
L’OCDE a également signalé une baisse historique de 23,1 % de l’APD globale en 2025 par rapport à 2024, marquant le déclin le plus prononcé depuis la création de l’organisme. L’année précédente, l’APD totale des pays membres du CAD s’élevait à 174,3 milliards de dollars, représentant 0,26 % de leur revenu national brut (RNB) combiné, en diminution par rapport aux 215,1 milliards de 2024 (0,34 % du RNB).
Les États-Unis, particulièrement, ont contribué de manière significative à cette baisse, réduisant leur APD de 56,9 % en raison de la politique axée sur les intérêts nationaux de l’administration Trump. Ce recul a permis à l’Allemagne de devenir le principal donateur d’APD, avec une contribution de 29,1 milliards de dollars.
Malgré cette tendance générale, certains pays du CAD ont augmenté leur engagement, avec notamment le Danemark, le Luxembourg, la Norvège et la Suède dépassant la cible de 0,7 % du RNB fixée par l’ONU. L’APD bilatérale a été particulièrement touchée par les coupes budgétaires, avec une baisse de 26,4 % principalement due à la diminution des dons. L’APD multilatérale n’a pas été épargnée non plus, bien que les contributions à certaines institutions comme la Banque mondiale aient augmenté.
En dehors du CAD, douze autres donateurs, dont la Turquie et les Émirats arabes unis, ont déclaré un engagement total de 13,3 milliards de dollars, prouvant un soutien continu envers le développement global.
L’OCDE s’inquiète des conséquences de cette baisse sur les pays bénéficiaires qui dépendent de ces fonds pour leurs budgets et pour catalyser d’autres ressources. Une nouvelle diminution de 5,8 % de l’APD est anticipée en 2026, selon l’Organisation, sans prendre en compte les éventuelles répercussions des tensions au Moyen-Orient.
En résumé, ces chiffres illustrent les défis auxquels doivent faire face les pays en développement, accentués par une conjoncture internationale complexe et fluctuante.