Appel confirme les peines de prison pour 18 supporters sénégalais après la finale de la CAN 2025 au Maroc
Condamnation en appel pour des supporters sénégalais après la finale de la CAN 2025
Les condamnations des 18 supporters sénégalais impliqués dans les incidents lors de la finale de la CAN 2025 ont été confirmées en appel ce lundi 13 avril.
Lors de la finale du 18 janvier à Rabat, des troubles avaient éclaté, entraînant l’arrestation de plusieurs supporters. Les peines prononcées lors du premier jugement ont été maintenues : des peines d’emprisonnement de trois mois à un an, accompagnées d’amendes. Neuf des condamnés écopent d’un an de prison et de 5 000 dirhams d’amende, six autres à six mois et 2 000 dirhams, tandis que trois personnes ainsi qu’un Français d’origine algérienne reçoivent trois mois de prison et des amendes de 1 000 dirhams. Ceux ayant reçu la peine de trois mois pourraient être libérés dès samedi prochain.
Le parquet de la Cour d’appel de Rabat avait réclamé des sanctions plus sévères. Les supporters furent accusés de hooliganisme, incluant des actes de violence contre les forces de l’ordre, des dégradations, et des tentatives d’invasion du terrain. Ils ont revendiqué leur innocence, avançant qu’ils avaient été poussés à enfreindre les règles pour échapper aux dangers immédiats de la foule.
L’avocat de la défense, Me Patrick Kabou, a reconnu le verdict tout en soulignant l’absence de preuves tangibles selon lui. Une demande visant à présenter des vidéos des incidents pour confirmer l’identité des véritables fautifs a été rejetée. L’accusation a considéré que les faits étaient clairs, alors que la défense soutenait que les véritables instigateurs se trouvaient au Sénégal.
L’incident s’est déroulé après un match où le Sénégal a battu le Maroc 1-0, une rencontre marquée par des tensions consécutives à un penalty controversé accordé aux Marocains. L’altercation avait conduit à un quart d’heure d’interruption avant la reprise du jeu.
En parallèle, le Sénégal a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester la décision de la CAF d’octroyer automatiquement la CAN 2025 au Maroc.
Ce verdict soulève des questions sur la gestion des supporters lors de grands événements sportifs, mettant en lumière les défis liés à l’organisation de compétitions internationales pacifiques.