Appel urgent du GCAP : garantir la marche du 2 mai pour la justice internationale

Titre : Le GCAP alerte sur une dérive autoritaire au Tchad et appelle à l’intervention internationale


Introduction :
Le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) a exprimé de vives inquiétudes concernant une répression croissante au Tchad, en appelant à l’attention des grandes organisations internationales et des partenaires étrangers.


Déroulement des faits :
À l’approche d’une manifestation pacifique prévue le 2 mai 2026, le GCAP a adressé une lettre ouverte à des organismes tels que l’ONU, l’Union africaine, l’UE, ainsi qu’aux États-Unis et à plusieurs pays européens. Le groupe dénonce une atmosphère de terreur politique qui sévit depuis l’arrivée au pouvoir du régime actuel le 20 avril 2021. Selon un rapport détaillé de quatre pages, les cinq dernières années ont été marquées par plus de 1 230 morts, 472 exils forcés, ainsi que des arrestations arbitraires, des disparitions forcées et des actes de torture.

Le document relate plusieurs événements tragiques, notamment le massacre du 20 octobre 2022 où plus de 300 jeunes ont été tués. Les faits incluent également l’assassinat de Yaya Dillo en février 2024 resté impuni, et la condamnation de l’opposant Succès Masra en mai 2025. Des figures politiques comme Charfadine Galmaye et Makaila Nguebla ont même été déchues de leur nationalité.

Le GCAP insiste sur la conformité du pays avec les instruments internationaux garantissant la liberté de manifester, malgré des lois restrictives mises en place en août 2023 qui instaurent un état d’urgence, transformant le Tchad en « État policier ».


Contexte ou impact :
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tension politique où les droits de l’homme sont régulièrement bafoués. Le refus d’une enquête internationale après des événements tragiques tels que le massacre d’octobre 2022 renforce le sentiment d’impunité. En appelant à l’intervention internationale, le GCAP souhaite une prise de conscience et une réaction face à ce qu’il perçoit comme une dérive autoritaire.

Les organisations internationales sont exhortées à activer leurs mécanismes de surveillance et à cesser tout soutien au régime actuel. Les signataires craignent qu’une interdiction de la marche du 2 mai, associée à des mesures répressives, ne conduise à de nouvelles violations graves des droits humains.


Clôture naturelle :
Le GCAP réaffirme son engagement envers une marche pacifique, respectueuse des lois, visant à restaurer les libertés et la justice au Tchad, tout en restant vigilant face aux menaces pesant sur ses organisateurs.