Atelier sur la prévention des conflits à Kanem

Kanem : Un atelier pour renforcer la prévention et la gestion des conflits locaux

Mao, 3 juin 2026 — Cette semaine, la ville de Mao dans la province du Kanem accueille un événement d’une importance capitale pour la stabilité locale : un atelier dédié à la prévention et à la gestion des conflits locaux. C’est Annour Djibrine Abdoulaye, secrétaire général de la province, qui a inauguré cette session en présence de divers responsables locaux, notamment des représentants du Conseil provincial et des délégués provinciaux.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du Programme de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires (P2RSA), un projet piloté par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’objectif est de doter les acteurs locaux des compétences nécessaires pour mieux gérer les crises, en particulier celles concernant les ressources naturelles.

Pendant quatre jours, une vingtaine de participants se réuniront pour échanger sur différents axes stratégiques. Au programme figurent des analyses approfondies des types de conflits, l’acquisition d’outils d’analyse technique et le partage d’expériences de terrain. Ces échanges visent à concevoir un plan d’action concret pour améliorer la gouvernance locale et rendre opérationnels les dispositifs de gestion des conflits, notamment ceux liés à l’accès aux ressources naturelles.

Dr Bélémbaye Tongongar, à la tête de l’antenne de la FAO au Kanem, a souligné l’importance de cette initiative dans la création de cadres inclusifs pour la gestion des conflits. Il espère que les discussions déboucheront sur des solutions pragmatiques et adaptées à la réalité locale.

Dans le même élan, Dr Mahamat Taher Nahar, chef de mission, a insisté sur l’importance d’une approche structurée et durable face aux défis posés par ces tensions locales. Selon lui, la pérennité des solutions proposées doit être centrée sur la prévention et la coopération au niveau communautaire.

Lors de l’ouverture des travaux, Annour Djibrine Abdoulaye a exprimé un optimisme prudent, soulignant que, bien que les défis soient nombreux, ils restent surmontables. Selon lui, la clé réside dans la collaboration entre les acteurs locaux, qui doivent agir avec responsabilité, solidarité et dialogue.

Le secrétaire général a conclu en réitérant l’engagement des autorités provinciales à prendre en compte les recommandations formulées au terme de cet atelier. Cet engagement souligne une volonté politique de renforcer la cohésion sociale et de stabiliser la région face aux enjeux liés aux ressources naturelles.

En somme, ce rassemblement se présente comme un jalon essentiel pour le Kanem, région où la gestion intégrée des ressources apparaît comme un élément clé pour la paix et le développement durable. Les discussions et conclusions de cet atelier pourraient bien tracer de nouvelles perspectives pour une gouvernance locale plus résiliente et inclusive.